Protéger

et valoriser

l'identité

de la Sologne

C’est notre fierté : la très forte identité de la Sologne, qui la rend si singulière et si attachante. Et si fragile !

La Sologne nous offre l’immense harmonie de son patrimoine naturel, où alternent les forêts et les étangs, réunis comme nulle part ailleurs par une passion responsable : la chasse !

Être le député de la Sologne est un privilège qui n’autorise aucune concession face à tout ce qui menace cette identité.

Il faut se battre au plan national - et même européen - pour protéger et valoriser la chasse, les étangs et la forêt de Sologne.

Illustration du Syndicat de la Sologne
La première d’une très belle aventure artistique et naturaliste : la création à Lamotte du « Festival international du film chasse-nature » en 1987
3e festival international du film chasse-nature de Lamotte-Beuvron (1989)
Festival international du film chasse-nature (1991)
Festival international du film de la faune sauvage (1997)
 
La chasse aux canards

Le destin cynégétique

de la Sologne

Plus d’1 million de chasseurs, 23 000 emplois, 2,3 milliards d’€ de chiffre d’affaires : la chasse est une passion de nature et de sport qui pèse dans l’économie et les loisirs de la France. Et donc une activité importante pour notre environnement naturel.

Et ce n’est pas en Sologne qu’on vous dira le contraire ! La Sologne attire depuis très longtemps les chasseurs (y compris Francois Ier à Chambord !) séduits par l’immense richesse giboyeuse de la forêt et des étangs, par le climat du val de Loire, et la proximité de Paris !

La Sologne est probablement la région française dont la notoriété - nationale et internationale - doit le plus à la chasse. Mais le choix initial de la Sologne pour y pratiquer la chasse fixe des résidents secondaires bien au-delà des jours de battues ; et même après cessation de toute activité cynégétique ...

 

Mon engagement personnel

Un modeste chasseur

Je suis un modeste chasseur, mais je vis depuis l’enfance en sympathie avec ce qui fait l’identité de la Sologne.

Enfant, j’accompagne déjà mon père à la passée aux canards les soir d’été, en barque sur les étangs de Sologne. L’accompagnement par un ami de mon père, M. Petiot, garde-chasse émérite, nous fait bénéficier de grands moments d’initiation à la chasse ...

 

Les études m’éloignent un peu de la chasse. Ayant laissé passer les délais pour valider mon ancien permis de chasse, je dois passer les nouvelles épreuves du permis en 1994. Un examen très sérieux, organisé et contrôlé rigoureusement au siège de la fédération départementale des chasseurs à Vineuil. Mis en garde sur la difficulté des épreuves par le président de la fédération, M. Bouhier de l’Ecluse, je me remets à réviser sérieusement, comme jamais je ne l’ai fait pour un examen depuis la fac ! J’en sors avec le précieux permis, mais aussi avec la conviction que la bonne pratique de la chasse exige une connaissance solide de la nature et des règles de sécurité.

Vice-président du groupe d'études sur la chasse

En arrivant à l’Assemblée nationale, je m’inscrit immédiatement dans le groupe d’étude sur la chasse, dont je deviens un des vice-présidents, probablement grâce à ce que je revendique volontiers être ma "solognitude" ! J’y retrouve d’ailleurs, comme secrétaire administratif du groupe, Michel Berthelin, administrateur originaire de Saint-Viâtre, coeur de la Sologne des étangs.

Un groupe chasse très nombreux, où règne un esprit sportif et convivial très fidèle à la chasse que l’on aime tous. Une communauté sportive qui donnera une tonalité très particulière à tous les débats qui auront lieu à l’Assemblée pendant mes cinq mandats de vice-président de ce groupe.

Une chasse à Chambord
Une chasse à Chambord
 
Intervention à la tribune de l'Assemblée nationale

Mes objectifs

pour la chasse

Nous n’avons pas manqué d’occasion de débattre de la chasse : pas moins de 6 lois votées entre 2001 et 2011, avant une accalmie bienvenue !


Je participe triplement à chacun de ces débats : 1) d’abord en tenant en Sologne une réunion de "concertation législative" ; 2) puis en déposant et défendant les amendements que cette concertation a validés ; 3) et, enfin, en intervenant à la tribune de l’Assemblée dans chacune des "discussions générales" ouvrant les débats sur un projet de loi.

Mes objectifs sont simples à résumer, comme je le fais dans mon intervention à la tribune de l’Assemblée dans la discussion générale de la loi chasse de 2011 :

 

  • la chasse contribue à une véritable mission d’intérêt général : la gestion équilibrée des espèces et des habitats pour assurer la protection de la biodiversité. C’est pourquoi la Fédération nationale des chasseurs sera classée "association de protection de l’environnement" par le Ministre de l’Environnement.

  • la désertification rurale rend encore plus nécessaire le rôle croissant joué par les chasseurs sur le terrain comme acteurs et défenseurs de la biodiversité ;

  • la recherche du fameux "équilibre agro-sylvo-cynégétique" exige une meilleure régulation du grand gibier, la restauration des zones humides et l’amélioration de la pratique de la chasse ;

  • la polémique annuelle autour des dates d’ouverture et de fermeture de la chasse de certaines espèces est trop artificielle ! Le seul critère pour définir le bon prélèvement doit être le niveau objectif de maintien de l’espèce. Le calendrier administratif des dates d’ouverture et de fermeture est un outil beaucoup trop rigide pour coller à la vie des espèces. Un outil souvent en retard des évolutions et souvent tenté de prendre des marges de précautions qui s’accumulent ...


Je propose, en 2001, la création d’un observatoire indépendant, chargé du suivi des espèces, qui permettra de fixer des dates strictement nécessaires pour le maintien des espèces. Malgré l’intérêt manifesté par la Ministre et par des responsables cynégétiques, les progrès ne viendront plus tard qu’avec la création du nouveau groupe d’experts sur la chasse et les oiseaux, le GECO.

 

Mes principales interventions

Parmi les nombreuses interventions faites, on peut indiquer les suivantes.
 

La loi chasse de 2000.


La loi Voynet 2001 / observatoire d’évolution des espèces oiseaux XXX

Dans l’examen de la loi relative à la chasse du 30 juillet 2003, j’interviens au cours de XXX

En 2004, j’interviens sur les dispositions concernant la chasse dans la loi relative au "développement des territoires ruraux" (publiée le 23/7/2005)

2008 la proposition de loi sur les armes

En décembre 2008, j’interviens à la tribune de l’Assemblée dans la discussion de la proposition de loi relative au "droit de la chasse". Je demande "que soit engagée une réflexion nationale sur les moyens de concilier le droit de propriété et la biodiversité animale". Et je demande à l’Etat de "tenir ses engagements financiers pour la gestion durable de la zone Natura 2000 de Sologne".

En septembre 2010, le Ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, répond à ma nouvelle question écrite au sujet de "la conciliation du droit de propriété et de la biodiversité animale".

En 2011, je réponds à une pétition contre la proposition de loi "relative à l’établissement d’un contrôle des armes moderne, simplifié et préventif".

Mai 2011 et février 2012 : examens de la proposition de loi "portant diverses dispositions d’ordre cynégétique" de Jérôme Bignon, que je cosigne. Dans la discussion générale de 2011, je souligne les points que la loi fait avancer : la reconnaissance du rôle des chasseurs pour défendre la biodiversité ; l’incitation des chasseurs à préserver toutes les zones humides ; la responsabilisation en matière de dégâts de gibier des propriétaires des territoires non-chassés ; la simplification du droit de chasse (ACCA ...) ; l’allègement de la redevance cynégétique pour les nouveaux chasseurs. Plusieurs de mes amendements issus de ma "concertation législative" sont adoptés. Au final, j’indique que le groupe UMP votera ce texte afin de "permettre une pratique de la chasse responsable, apaisée et accessible à tous".

Dans la discussion générale de 2ème lecture, le 23 février 2012, je souligne la question des clôtures qui restera à résoudre après le vote de la loi. La loi est publiée le 7 mars 2012.

2014. les dispositions concernant la chasse dans les projets de loi relatifs à l’avenir de l’agriculture et de la forêt, et à la biodiversité.

 
 
Un étang solognot

Étangs :

biodiversité en péril

par destruction

de la pisciculture



Attention, danger ! il n’y a pas de Sologne sans étangs, ni d’étangs sans gestionnaires de ces espaces humides riches en biodiversité !

Les gestionnaires sont naturellement les propriétaires, mais les objectifs de gestion de leurs étangs ne dépendent pas que de ces propriétaires.

 

Il y a l’objectif cynégétique : chasser les canards à certains moments de l’année. Cette chasse continue, mais se réduit.

Il y a l’objectif piscicole : produire du poisson pour le repeuplement ou pour la consommation.

La pisciculture est en extrême péril. Elle est privée de ses débouchés traditionnel : la consommation, notamment de carpe, est devenue faible ; le repeuplement se heurte à la diminution du nombre de pêcheurs. Et, coup de grâce pour les exploitations piscicoles, une part importante (au moins 30%) de la récolte de poisson est détruite par les cormorans et autres prédateurs.

 

La rentabilité de la pisciculture extensive traditionnelle n’existe plus. L’élevage intensif prend le relais ; il y a de très belles réussites, mais pas généralisables à la dimension de la Sologne. Et, surtout, l'abandon de la gestion piscicole pour de trop nombreux étangs met gravement en péril la biodiversité dans ces "zones humides d'importance internationale" !

 

Mettre fin

à l'aveuglement

européen

Alerté par les pisciculteurs, et en premier par les plus renommés de Sologne, la famille Hennequart - Jean, puis Vincent et Patricia -, je me mobilise pour demander aux Gouvernements de donner les moyens concrets de mettre fin à la prolifération des cormorans. 

 

L'espèce non seulement n'est pas menacée mais elle niche maintenant en Sologne et vallée de la Loire !

Des assouplissements sont obtenus pour tirer les cormorans.

Mais les tirs sont difficiles, donc coûteux, et éliminent beaucoup moins de cormorans que la prolifération n'en amène de nouveaux ... Je demande d'autoriser des prélèvements contrôlés sur les zones de reproduction sous la forme de destruction des nids ou de stérilisation des œufs qui ont, de tout temps, été les moyens de réguler l'espèce dans les pays du Nord de l'Europe d'où viennent les cormorans.


Le problème vient d’une contradiction majeure de deux politiques européennes !

En Sologne, l'Union européenne classe 348 000 ha en zone Natura 2000 pour protéger les milieux et les espèces "d’intérêt communautaire", et tout d’abord les milieux humides des étangs et de leurs abords !

Toujours en Sologne, l’Europe continue de protéger une espèce qui prolifère et qui n’a donc plus besoin d’être protégée : le cormoran !

Résultat de cette incohérence européenne - pas assez résolument combattue par la France : on protège le prédateur qui ruine la pisciculture, l'activité gestionnaire indispensable de milieux humides classés "d’intérêt communautaire" et "d’importance internationale".

On protège ce qui n’en n’a plus besoin, et on sacrifie ce qui doit être sauvegardé ! Une histoire de fous.

Et pourtant le Journal Officiel est le témoin des nombreux appels au secours - et à la logique environnementale ! - adressés à tous les Gouvernements par le député de la Sologne, avec de nombreuses interventions dans la discussion de plusieurs lois et du budget de l'écologie, et du budget de l'écologie, des questions orales ou écrites et des auditions. Sans oublier les visites sur place organisées pour des Ministres de l’Environnement.

A croire que les défenseurs radicalisés de la protection des oiseaux réussissent à bloquer toute vraie actualisation des mesures européennes de protection des oiseaux et à inverser les priorités environnementales. Pourtant, en Sologne, l'espèce menacée, c'est l'étang, source de biodiversité ; pas l'invasif cormoran prédateur ! 

Et, si on arrive enfin à respecter la logique environnementale en régulant les prédateurs, il restera à retrouver des productions piscicoles et des usages d'étang équilibrant le coût de gestion des étangs.

La Nouvelle République du 5 mai 2011 rend compte de l'inaguration de la chaufferie bois de Villeny

Le développement de la filière bois

La Sologne est une région forestière de première importance puisque 90% de son territoire sont couverts de forêts. Comme les Landes, elle a bénéficié de la politique d’aménagement très volontariste menée par l’empereur Napoléon III : assainissement de zones humides, plantations de très grandes superficies, exploitation du bois pour les poteaux de mines ou les balais.

Aujourd’hui, le développement de la filière bois s’impose pour pérenniser ce patrimoine naturel exceptionnel.

Sur le plan local, notamment avec le Pays de Grande Sologne et l’Union Européenne, un programme de valorisation du bois-énergie est mis en œuvre : charte forestière, bâtiments de stockage, chaufferies collectives, réseaux de chaleur sont réalisés.

Sur le plan national, je me suis notamment mobilisé pour que la filière du bois énergie puisse bénéficier d'un taux de TVA réduit.

 

Le Petit Solognot

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