Un canton envié

Le nouveau canton de Sologne
 
Affiche officielle pour les cantonales de 1979

36 petites années

Après avoir succédé en 1979 à Etienne Schricke, pour 36 petites années, je suis par la force des choses le dernier conseiller général du canton de Lamotte qui avait été créé lors du découpage cantonal de ... 1800 !

En 36 ans de représentation du canton de Lamotte-Beuvron au Conseil général, les projets à initier ou à aider par le Département n’ont pas manqué !


Situations individuelles, projets d’entreprises, d’associations, de services publics ou de communes dans les communes de Chaon, Chaumont-sur-Tharonne, Lamotte-Beuvron, Nouan-le-Fuzelier, Souvigny-en-Sologne, Vouzon et Yvoy-le-Marron, et au niveau intercommunal.

 

Une aventure collective

passionnante !

Il serait trop long de passer en revue tout ce qui a été réalisé à l’initiative ou avec le concours du Conseil général : nos aînés mesurent encore mieux que les plus jeunes combien de projets ont été menés à bien pour radicalement transformer nos communes et la vie de leurs habitants !

Avant de revenir simplement sur quelques réalisations importantes pour le canton et ses habitants, je veux remercie de grand cœur toutes celles et tous ceux avec qui j’ai pu travailler, en équipe, dans l’enthousiasme et la confiance, pour imaginer, préparer, bâtir, et faire fonctionner les projets que nous voulions mener à bien pour répondre aux besoins de nos concitoyens !


Merci aux élus, aux responsables d’associations, d’entreprises, d’administrations, merci aux simples particuliers pour leurs idées, leur confiance et leur engagement.

Je vais peut-être en surprendre, mais je n’ai que des bons souvenirs de cette aventure collective passionnante !

La plaquette de présentation de l'assemblée départementale du Loir-et-Cher
Questions aux conseillers généraux de 1998 par le magazine du Conseil général de Loir-et-Cher
 

Cantons dédoublés pour assurer

la parité

Les premières élections cantonales où je ne présente pas, en mars 2015, font suite à la réforme qui divise par 2 le nombre des cantons d’un même département (en Loir-et-Cher, les 30 cantons historiques sont fondus en 15 nouveaux cantons) afin de faire élire dans chaque canton 2 conseillers "départementaux", ce binôme étant obligatoirement composé d’une femme et d’un homme. Le binôme de "titulaires" est obligatoirement doublé d’un binôme mixte de "suppléants".

On peut discuter du moyen - le binôme paritaire -, mais il est clair que l’objectif - la participation des femmes à égalité dans la vie politique - impose d’agir par la contrainte légale puisque les électeurs sont collectivement incapables d’assurer un bon équilibre. Les électeurs qui sont d’ailleurs un peu majoritairement des électrices ...

Si on veut bien regarder la vie politique avec l’humour nécessaire, on constatera qu’au moment où la réforme du "mariage pour tous" permet des binômes de même sexe, la réforme départementale impose des binômes de sexe différent. Comme quoi la parité peut être la meilleure ou la pire des choses. Heureusement que la loi nous protège !
Il est vrai que le pouvoir socialiste est un spécialiste des réformes contradictoires ! Le président Hollande double inconsidérément la superficie de beaucoup de régions en même temps que son gouvernement annonce la disparition des départements ! Finalement, peut-être sans le vouloir, le président Hollande a rendu impossible de se passer des départements comme échelons intermédiaires entre les communautés de communes et la lointaine méga-région ...
Avec Maurice Leroy et la majorité du Conseil, encore "général", nous avons contesté cette réforme qui affaiblit la prise en compte de la ruralité en la noyant dans des territoires plus importants. Nous contestons aussi le principe d’un même territoire dont aucun des 2 conseillers départementaux n’est pleinement responsable. L’"open space" n’est pas encore très à la mode pour le travail politique, malgré les progrès du "travail collaboratif" ... ! Les risques de conflit entre membres d’un même double binôme - titulaires et suppléants - sont réels et affaibliront la représentation du canton. Les faits ne tarderont pas à nous le confirmer ...
Nous avons aussi contesté le "charcutage" de la carte des nouveaux cantons ; en faisant des propositions de découpage tenant mieux compte des bassins de vie et des regroupements de communes dans les nouvelles communautés de communes. Avec l’idée que la ruralité doit aussi être défendue pour équilibrer le légitime dynamisme des agglomérations et métropoles environnantes.

Le canton de Lamotte disparaît pour intégrer un nouveau canton appelé "canton de la Sologne" avec l’ancien canton de Salbris (sans les communes de Theillay et d’Orçay qui rejoignent le nouveau canton de Selles).

J’aurai été pendant 36 ans le dernier conseiller général du canton de Lamotte. Je souhaite que la relève s’opère aussi afin que nos nouveaux élus puissent tenir toute leur place dès le démarrage du nouveau Conseil départemental : nouveau par son mode d’élection, nouveau par les compétences redéfinies et nouveau par la fin des cumuls entre mandat parlementaire et exécutif dont Maurice Leroy et moi avons été longuement les illustrations en Loir-et-Cher.
Pour aller plus loin [ lien avec Élections/ cantonales 2015 ]

Manifestation contre le redécoupage des cantons en 2014
 

Le Petit Solognot

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