L'agriculture :

un combat ...

nourri !


La Sologne et les vallées du Cher et de la Loire sont réputées pour nombre de productions agricoles. Les appellations Touraine (avec les récentes "Amboise", "Chenonceaux", et "Oisly" ...), Cheverny, Cour-Cheverny, et Valençay, expriment bien la richesse des vins de Loire produits ici. L’appellation Touraine est souvent en tête des régions viticoles au Concours mondial du Sauvignon.

Les asperges, les fraises, le miel, le mouton, le gibier - et même le caviar ! - de Sologne jouissent d’une notoriété enviable. Le fromages de Selles s’honore d’être une des 15 appellations fromagères de France. Les fruits, les légumes et les champignons permettent aussi le développement de l’agro-alimentaire symbolisé par la très voisine réussite industrielle de Contres. L'élevage est récompensé aussi par des médailles d’or au Salon de l’agriculture !

Quand on regarde une photo aérienne de la France, sous le coude de la Loire, la Sologne se distingue facilement par ses 500.000 ha à 90% forestiers. À cheval sur le Loir-et-Cher (3/5), le Cher (1/5) et le Loiret (1/5), la Sologne est un territoire exceptionnel pour ses ressources forestières; insuffisamment exploitées, sauf bien évidemment au plan cynégétique.

L’ agriculture, la viticulture, la sylviculture et la pisciculture sont des atouts importants pour l’activité économique, l’emploi, l’entretien des paysages et de la biodiversité, et pour la santé alimentaire et le régal des gourmands !

Mais l’agriculture est, à la fois, très enracinée dans le sol d’un territoire et très lourdement dépendante du niveau national, européen et même mondial ! Les conditions de production et de vente, la concurrence étrangère plus ou moins équitable, le prix soumis aux diktats de la grande distribution et de la météo, pèsent de tout leur poids, de l’extérieur, sur nos agriculteurs locaux.

C’est pourquoi le dialogue est si important pour déboucher, à partir de l’exemple local, sur des actions parlementaires défendant au niveau national une agriculture répondant aux besoins des consommateurs, respectueuse de l’environnement et permettant aux agriculteurs de vivre dignement de leur lourd travail !

Un champ de blé
 
Logo de l'Assemblée permanente des Chambres d'agriculture

Le dialogue constructif

avec la

profession agricole

L’ une des forces de notre agriculture réside dans la solide organisation de la profession et la volonté d’un dialogue suivi avec les élus.

Cette volonté de dialogue - qui manque tant dans la société française ! - se traduit par des rencontres régulières de travail avec les parlementaires invités par la Chambre d’agriculture - longtemps présidée par Guy Vasseur qui deviendra le président de toutes les Chambres d’agriculture de France (APCA), la FNSEA, les JA et quelques autres organisations. Cette volonté de dialogue motive aussi les concertations départementales que j’organise pour certains textes, comme la loi sur le développement des territoires ruraux (2004) ou la loi de modernisation de l’agriculture (2010).

De ces échanges sont nées des actions plus efficaces au plan départemental ou parlementaire (amendements, interpellations du Gouvernement, rendez-vous ministériels pour certains dossiers ...), notamment sur la compétitivité de l'agriculture française et les distorsions de concurrence que subissent nos agriculteurs du fait de certaines normes.

Suite aux constats partagés dans nos rencontres agricoles en Loir-et-Cher, je dépose un amendement auquel je tenais beaucoup pour y voir clair sur les "surcharges" supportées par nos agriculteurs par rapport à leurs concurrents étrangers.

Mon amendement, adopté sous la forme de l’article 80 de la loi de modernisation de l’agriculture, fait obligation au Gouvernement de rendre chaque année un rapport recensant les normes imposées en France en matière agricole et agro-alimentaire par comparaison avec celles imposées aux concurrents étrangers. Ce rapport doit aussi procéder à une estimation des coûts supplémentaires ainsi générés et expliquer ce que s’engage à réaliser le Gouvernement pour éliminer ces distorsions à la concurrence pénalisant nos agriculteurs.

Je pose plusieurs questions écrites au Ministre de l’agriculture sur le respect de cette obligation de rapport et sur les mesures prises pour "résorber les inégalités de charges qui faussent la concurrence entre produits français et produits importés".

Parmi les initiatives auxquelles je participe, je co-signe la proposition de loi "visant à renforcer durablement la compétitivité de l’agriculture française" déposée par Jean Dionis de Séjour. L’idée est d’étendre à la totalité des salariés agricoles le dispositif d’exonération de cotisations en vigueur pour les travailleurs saisonniers. Et d’assurer le financement de cette mesure par la création d’une "contribution acquittée par la grande distribution".

Je cosigne aussi la proposition de loi supprimant l’annualisation des cotisations agricoles au profit d’un calcul prorata temporis en cas de cessation d’activité, proposition déposée par Philippe-Armand Martin, viticulteur et député de la Marne.

 

Compenser

les handicaps

du territoire

Dans le cadre des politiques d'aménagement du territoire, une partie du territoire de Sologne et de vallée du Cher bénéficie de classements et de "zonages" qui permettent d’accéder à des mesures compensant les handicaps liés à la nature du sol (rendements limités, coûts d’irrigation ou de drainage ...) ou à l’isolement des exploitations (coûts de collecte, difficultés de mutualisation, coûts de clôture protectrice des dégâts de gibier ...).

Le classement de ce territoire en "Zone défavorisée" permet d’alléger les charges et d’améliorer les aides.

Pour certains territoires, il s’ajoute aux handicaps agricoles d’autres problèmes : faible nombre d’habitants, manque d’emplois, insuffisance des services, manque d’équipements ...

Le classement d’une partie de la circonscription en "Zone de revitalisation rurale" (ZRR) permet aussi des allègements de charge pour les activités agricoles ou non-agricoles (y compris les professions de santé).

Mais ces classements sont remis en cause régulièrement et il faut se battre pour les conserver, en plaidant au niveau national pour faire évoluer les critères de classement !

Un étang de Sologne
 

La lutte têtue

contre la maladie du bois de la vigne

J’ai un aveu à faire : j’aime les paysages de vigne dont les rangs tissent et ornent les coteaux et les clairières de la vallée du Cher et de la Sologne viticole ! Je suis vraiment choqué en constatant avec des amis viticulteurs que ces paysages étaient mortellement gangrenés par la maladie du bois et de la vigne, mettant en péril les exploitations viticoles. Sous tous les gouvernements, je harcèle le ministre de l’agriculture pour faire avancer la recherche du remède : avoir plus de crédits pour les chercheurs et organiser une meilleure coordination des recherches au plan national et international.

Avec Jean-Marie Sermier, viticulteur et député du Jura, nous déposons même en 2016 une proposition de loi pour lutter contre cette maladie du bois, soutenus par des dizaines de députés de tous bords.

 

La défense

et la promotion

du vin

Le marché du vin fait l’objet d’une concurrence plus rude que jamais de la part de nouveaux pays producteurs. Nos viticulteurs qui concourent au Concours Mondial du Sauvignon sont en compétition avec des viticulteurs de plus de 35 pays : Californie, Chili, Argentine, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Australie, Italie, Espagne, Portugal ... Ce qui donne encore plus de valeur aux médailles remportées par les sauvignons de l’appellation Touraine qui est souvent une des régions de production les plus "médaillées" !

Pour développer une présence collective organisée du sauvignon de Touraine dans les plus grands salons viticoles, je subventionne, une année, une promotion groupée.

Dans le salon du Questeur de l’Assemblée nationale, j’organise - comme du temps du Questeur Roger Corrèze - une réception chaque année, après le 3e jeudi de novembre, pour fêter la sortie du "Touraine primeur" avec des journalistes et des responsables commerciaux susceptibles d’aider à la promotion.

Sur un plan plus national, je me mobilise en commission et séance, ainsi que dans la presse, pour obtenir une règle de "la publicité viticole sur l’internet" qui ne pénalise pas injustement les vins de France , souvent 1er pays exportateur mondial de vin, et pour soutenir la viticulture du Val-de-Loire.

Dégustation aux Journées gastronomiques de Sologne à Romorantin-Lanthenay
La confrérie viticole la plus active et conviviale, sous la conduite de son infatigable Grand-Maitre, Jacky Poidevin
 
Dégustation aux Journées gastronomiques de Sologne à Romorantin-Lanthenay
1996 : agriculture et commerce avec Jean-Pierre Raffarin

La promotion des produits régionaux

Il n’y a pas beaucoup de secteurs d’activités capables, comme l’agriculture, d’organiser autour de leurs produits des fêtes populaires, conviviales et qui comblent tous nos sens ! En Sologne et vallées du Cher et de la Loire, nous sommes gâtés !

 

Des célèbres "Journées gastronomiques de Sologne", à Romorantin chaque automne, jusqu’à la foire 8 fois centenaire de la Saint-Barnabé à La Ferté-Beauharnais, il y en a pour tous les goûts : foires aux oies, aux petits élevages, aux pommes, aux chevaux, aux fromages de Selles et aux vins, aux fraises, aux asperges, à la citrouille, à la bernache, pomme de terre, l’agneau ... Et bien évidemment, les traditionnels comices agricoles qui réunissent toute la profession et les connaisseurs de bonnes productions locales.

Et s’en donnent aussi à cœur joie lors des Saint-Vincent de nos viticulteurs ou les fêtes gourmandes autour des asperges, sanciaux (beignets), guernazelles (grenouilles), tarte Tatin, saucisson ...

 
Bilan 2007-2012 de l’action menée pour l’agriculture par la majorité présidentielle et par PML
 

Le Petit Solognot

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