Remonter à Paris

les bonnes idées

du Loir-et-Cher

C’est important de faire remonter à l’Assemblée et dans les ministères les préoccupations de la circonscription !

Pour faire exprimer et remonter ces préoccupations, j’ai systématiquement pratiqué la concertation en Loir-et-Cher : référendum municipal sur le programme de développement de Lamotte (1984), consultation municipale pour l'an 2000 (1998) ; très nombreuses "concertations législatives" avec les responsables loir-et-chériens sur des lois touchant particulièrement le département ; concertation pendant plus d'1 an avec toutes les communautés de communes pour le programme "Loir-et-Cher numérique" (2013-2014) ; et, au plan national, ma proposition de loi pour généraliser la consultation en ligne ouverte à tous avant l'examen des lois par le Parlement (2016).

Concertations législatives sur le thème de la chasse (La Renaissance du 13 mai 2011)
 
Patrice Martin-Lalande intervient depuis les travées de l'hémicycle

Défendre

la circonscription ... jusque dans l'hémicycle !

Fort de la confiance des habitants, le député est aussi le représentant de sa circonscription auprès des autorités, dans le département, dans la région et à Paris.

Pour un double combat : combattre pour résoudre des problèmes graves et combattre pour faire aboutir des projets importants !

Au cours de mes mandats, je me bats pour apporter des solutions face à des problèmes graves : la fermeture des sites de Défense (GIAT, Matra-Défense ...), la fermeture du site de Matra Automobile, la fermeture du commissariat de police de Romorantin, le risque d’une ligne TGV /POCL destructrice de la Sologne.

Dans ces mêmes mandats, je me bats pour obtenir la réalisation de projets importants pour le développement de la circonscription : la construction de l’A85 de Vierzon à Tours, la construction de Center Parcs, la création de l’Ecoparc de Neung, l’installation du Parc équestre national puis du siège de la FFE, le statut de Chambord, les pandas au ZooParc de Beauval, la zone Natura 2000 sur 3/5e de la Sologne, les tableaux interactifs dans les écoles, le déploiement de la téléphonie mobile 3 et 4G et de l’internet haut puis très haut débit.

En m’appuyant enfin sur "l’exemple de la circonscription", ce qui va comme ce qui ne va pas, j'agis aussi au niveau national pour essayer d’apporter une solution valable pour toutes les situations comparables. Bien illustré par mon combat continu au sujet de la TVA applicable à l'équitation ou aux parcs zoologiques tels Beauval, ou encore pour améliorer la lutte contre la "maladie du bois et de la vigne".

 

Accélérer la construction de l'autoroute A85, pour desservir plus vite Romorantin et la vallée du Cher

L’intérêt supérieur de Romorantin et de la vallée du Cher, c’était la construction la plus rapide possible de l’autoroute A85. Pourtant, quand j’ai été élu en 1993, la construction partait malheureusement de Tours pour aller vers Vierzon : le chantier avait le maximum de risques d’être retardé par les redoutables problèmes de passage dans l’agglomération très peuplée de Tours ! Le concessionnaire, Cofiroute, n’aurait pas manqué de faire passer d’autres chantiers autoroutiers avant celui de l’A85.

Je prends 2 initiatives principales.


Je demande au Ministre de l’Equipement et à Cofiroute que le chantier ne se déroule pas en partant de Tours vers Vierzon, comme c'était malheureusement prévu, mais en sens contraire, en partant de Vierzon vers Tours.


Pour rattraper le temps perdu, et pour emporter l’accord de Cofiroute et du Ministre, je regroupe rapidement toutes les parties concernées dans une association en partenariat avec le président de la Chambre d’agriculture, Guy Vasseur, et les élus du Pays du Romorantinais et de la vallée du Cher, présidé par Claude Chanal. L’association que je crée a pu ainsi négocier avec Cofiroute, en bloc et en position de force, pour obtenir le meilleur niveau d'indemnisation possible pour les riverains. Cette négociation collective a évité de perdre du temps (et de l’argent ...) dans d’interminables négociations individuelles, propriétaire par propriétaire, et d’attendre la clôture du dernier contentieux ! Cofiroute, en trouvant ainsi une solution globale et rapide d'indemnisation correcte des riverains en Loir- et- Cher, a intérêt à commencer la construction depuis Vierzon plutôt que de Tours ! La construction de l'A85 passe devant d’autres chantiers autoroutiers. Romorantin et la vallée du Cher ont ainsi pu bénéficier plus rapidement des avantages de l’autoroute. Pour ceux qui auraient oublié ce qu’est l’étalement d’un chantier, souvenons-nous des années pendant lesquelles seul le tronçon Vierzon-Selles puis St Romain était ouvert, en attendant les tronçons en Indre-et-Loire ...

Pour aller plus loin : la synthèse de mon action pour l'A85.

Inauguration de la sortie de l'A85 Vierzon-Tours
 
L'ancienne usine Matra Automobile de Romorantin-Lanthenay
Question écrite de Patrice Martin-Lalande sur l'avenir de Matra Automobile (19/02/2001)

Obtenir le 2e "Contrat de site" 

de France

pour faire face

à la fermeture de Matra-automobile

La fermeture, en 2003, du 1er employeur privé de la région Centre, Matra-Automobile, est un désastre économique et social pour Romorantin et son bassin d’emploi. Trop souvent une entreprise ferme parce qu’elle n’a plus de produit en phase avec le marché ou parce qu’on délocalise la production dans un pays à bas coût ! Le désastre de la fermeture de Matra à Romorantin est sans précédent puisqu’il est causé par ... l'énorme succès de l’Espace (300 véhicules par jour !) et qu’il se traduit par une délocalisation...en France (Renault à Sandouville) ! Un désastre complètement paradoxal et d’autant plus insupportable qu’il est touché directement près de 2 000 salariés et indirectement de nombreux emplois liés à Matra.

A situation exceptionnelle, remède exceptionnel. Je plaide donc auprès du Premier ministre, mon ami Jean-Pierre Raffarin, et des ministres Nicole Fontaine et Jean-Paul Delevoye, l’attribution au bassin de Romorantin du 2e "Contrat de site" de France. Le Gouvernement accepte. Ce contrat de site apporte des moyens exceptionnels pour faire face à la brutale fermeture de Matra Auto. Ensuite, j'obtiens aussi que Romorantin et Salbris bénéficient d’une compensation par l'Etat de la perte de taxe professionnelle pendant 3 ans au lieu de 2 ans. Mon amendement a apporté 6 millions d'€ de recettes supplémentaires pour ces communes qui en avaient bien besoin face aux crises de l’automobile et de l’armement.

 

Faire évoluer la chasse, pour garder une gestion efficace de la biodiversité

Pendant mes 5 mandats, je suis un des vice-présidents du "groupe d'études sur la chasse" à l'Assemblée nationale.

 

Comme on peut le constater en relisant mes questions écrites et les compte-rendus des débats, j'ai très activement participé à chacun des débats sur les lois en faveur de la chasse.

 

J'ai d'ailleurs préparé chacun de ces débats en organisant une concertation dans ma circonscription avec les responsables professionnels et associatifs, dont la fédération des chasseurs.

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Un chasseur au coucher du soleil
 
Patrice Martin-Lalande et Rodolphe Delord au Zooparc de Beauval avec les pandas en arrière-plan
Inauguration de l'enclos des pandas au Zooparc de Beauval le 21 novembre 2012
Inauguration de l'enclos des pandas au Zooparc de Beauval le 21 novembre 2012
Au Zooparc de Beauval avec notamment le président de la République Nicolas Sarkozy

7 ans

de négociations

pour les pandas

de Beauval

Les pandas de Beauval sont mon plus long et plus "exotique" dossier parlementaire !

A leur demande et en liaison permanente avec Françoise et Rodolphe Delord, j'ai agi pendant plus de 7 ans auprès du Président de la République (Jacques Chirac puis Nicolas Sarkozy), du Ministre des Affaires étrangères et de notre Ambassadeur en Chine, du Ministre de l'environnement et des autorités chinoises (ambassadeurs, ministres, parlementaires ...) pour qu'ils demandent et obtiennent du Président de la République populaire de Chine, M. Hu Jintao, le prêt des "trésors nationaux" que sont les pandas arrivés en janvier 2012 à Beauval.

Les pandas et les autres audacieuses innovations de Rodolphe Delord et sa famille ont permis à Beauval de passer de 800 000 à 1,6 million de visiteurs annuels, avec les créations d'emplois à la clé.

 

La bataille

pour garder la TVA à taux réduit

sur les entrées des parcs zoologiques

Alerté par Rodolphe Delord, président de l’Association des zoos de France et directeur général du ZooParc de Beauval et par Françoise Delord, créatrice de Beauval, je dépose, défends et fait adopter en commission des finances le 31 octobre 2011 l’amendement qui supprime l’augmentation de la TVA sur les entrées de zoo.

Les zoos doivent en effet continuer de relever du régime agricole de TVA à 5,5%. Ils remplissent une mission d’intérêt général en sauvegardant la biodiversité par la protection des espèces menacées, en finançant des programmes internationaux de recherche, et en éduquant à la protection de l’environnement.

L'un des pandas du Zooparc de Beauval
 
Le château de Chambord au lever de soleil
Intervention sur le statut de Chambord dans la loi sur le développement des territoires ruraux en 2004
Intervention sur le statut de Chambord dans la loi sur le développement des territoires ruraux en 2004

Défendre

le nouveau statut du domaine

de Chambord

pour permettre

sa renaissance

Amoureux de Chambord comme l'illustrent de nombreuses interventions dès mon premier mandat de député (par exemple ici et ici), j’ai à cœur de défendre en 2004 et 2005 à l'Assemblé nationale l'article de loi attribuant au Domaine de Chambord le bénéfice du statut d'établissement public. Ce statut apporte l’autonomie de gestion : désormais, Chambord ne dépendra plus des décisions financières des ministères. Au contraire, Chambord se développera en étant pleinement responsable de ses recettes et de ses dépenses. Le fruit des efforts d’innovation et d’investissement de Chambord ne repartira plus dans le budget de l’Etat, mais restera dans le budget du Domaine pour continuer son développement. La renaissance de Chambord depuis une dizaine d’années sous la direction de Jean d’Haussonville n’aurait pas été possible sans ce statut.

Je continue de me battre en 2012 à l'Assemblée pour que Chambord ne soit pas victime - par l’intermédiaire d’un amendement sénatorial que j’ai pu faire rejeté - d'un conflit injustifiable entre la commune et le Domaine. Je défends la logique : en cas de conflit, l'intérêt général mondial (le Domaine est inscrit au Patrimoine mondial de l'Unesco) et national (le Domaine est intégralement classé et propriété de l'Etat) doit l'emporter sur l'intérêt général d'une commune ! Un accord a fort heureusement été trouvé.

 

Assurer les moyens de la sécurité

pour Romorantin

La suppression du commissariat de police de Romorantin - qui donnait satisfaction aux habitants et aux élus - a été envisagée par tous les gouvernements depuis les années 90. La raison : un nombre d’habitants insuffisant pour une "zone police".

J’obtiens en 1997 du Ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement (Gouvernement Jospin) et en 2003 du Ministre Nicolas Sarkozy (Gouvernement Raffarin) le maintien de ce commissariat menacé de fermeture immédiate. Je propose aux Ministres et à leurs successeurs de résoudre le problème du nombre d’habitants insuffisant pour une "zone police" en y ajoutant au moins la commune de Villefranche pour franchir la barre des 20 000 habitants. Voire d’ajouter Pruniers et d’autres communes bordant immédiatement Romorantin.

J’interviens à plusieurs reprises, fin 2012 et début 2013, auprès de Manuel Valls, alors Ministre de l’Intérieur du Gouvernement Ayrault. En 2013, Manuel Valls décide, après une vraie concertation menée localement par le Préfet Gilles Lagarde, de fermer le commissariat de police et d’inclure Romorantin dans la "zone gendarmerie" qui l’entoure. Et de faire l’inverse à Vineuil qui passe de la compétence gendarmerie à celle de la police.

Puisque les Gouvernements avaient refusé d’élargir la zone police, le commissariat était constamment menacé de fermeture. L’autre solution, décidée par le Ministre, me paraît acceptable, ainsi qu’au Sénateur-maire de Romorantin, car la situation a changé en 10 ans et la complémentarité avec la zone gendarmerie environnante est aussi un bon moyen d’assurer la sécurité. Avec mon collègue sénateur nous exigeons et obtenons du Ministre une forte augmentation des effectifs de gendarmerie et le maintien d’une permanence d’accueil du public jour et nuit en centre-ville dans l’ancien commissariat.

La sécurité continue d'être assurée à Romorantin dans des conditions satisfaisantes par la gendarmerie, en cohérence avec sa mission globale sur le sud Loir-et-Cher.

Le Premier ministre Manuel Valls au Commissariat de Romorantin-Lanthenay
 
Le scénario médian du projet de ligne à grande vitesse POCL
Le communiqué du comité de pilotage de la LGV POCL du 4 février 2015
Le communiqué du comité de pilotage de la LGV POCL du 4 février 2015

Protéger

la Sologne,

en refusant

sa traversée par la future ligne TGV Paris-Lyon, qui doit passer plus à l'Est

À la fin des années 2000, l’Etat prévoit d’étudier la construction d’une nouvelle ligne TGV reliant Paris à Lyon, l’actuelle risquant d’être saturée à terme. À juste titre, il choisit, non pas de la construire en parallèle de l’actuelle, mais d’en profiter pour desservir une partie du territoire français encore mal desservie : c’est pourquoi la ligne s’appelle "Paris-Orléans-Clermont-Ferrand-Lyon" (POCL).
 

Un mauvais tracé

pour un bon projet

L’Etat lance les études pour une première définition des tracés possibles pour la nouvelle ligne. En 2012, les 4 tracés proposés sont mis en consultation par la "Commission nationale du débat public". À l’issue de cette consultation, 2 tracés sont sélectionnés : le tracé Ouest (qui traverse le cœur de la Sologne sur 70 km du nord au sud) et le tracé Médian (qui passe à l’Est de la Sologne).

Ma conviction est vite mûrie : le choix du tracé Ouest passant sur la Sologne serait une faute sur tous les plans : franchissement de la Loire dans le périmètre du Patrimoine mondial de l'Unesco, forte traversée de l'agglomération orléanaise, risque juridique et environnemental majeur avec la coupure de la 2e plus importante zone Natura 2000 d'Europe, risque budgétaire majeur avec le surcoût de 1,1 milliard d'€ pour les collectivités qui feraient mieux de le dépenser pour améliorer les TER.

Quelque soit le tracé, il n’y aura aucune nouvelle gare, ni en Sologne ni ailleurs. Les voyageurs seront aussi bien desservis par les 2 lignes , qu’ils prennent leur train aux Aubrais, ou à Vierzon; et même mieux desservis à Blois par la ligne Médian !

Le rejet du tracé en Sologne


C’est pourquoi, en 2013, le Conseil général de Loir-et-Cher adopte, à l’unanimité, une motion demandant le choix du tracé Médian ; motion que je lui ai proposée, après 2 réunions de travail de tous les Conseillers avec le directeur responsable du projet à "Réseau ferré de France".

C’est pourquoi je défends ardemment le choix du tracé Médian et la protection de la Sologne auprès du Gouvernement (les Ministres des transports Frédéric Cuvillier ici et ici puis Alain Vidalies ici, ici, ici et ici, ainsi que le Premier ministre Manuel Valls), de mes collègues parlementaires, présidents de région ou maires concernés par le POCL. Et je mobilise les élus (demande de délibération des conseils municipaux, participation aux concertations ...) et l’opinion publique (pétition papier et en ligne ...) de Sologne.

Le Comité de pilotage de la LGV POCL du 4 février 2015 est présidé par le préfet de la région d’Auvergne, coordinateur du projet, qui conclut officiellement en affirmant que "le scénario Médian apparaît le plus adapté pour atteindre le double objectif d’aménager le territoire et de doubler Paris-Lyon, dans les meilleures conditions environnementales et socio-économiques. Ce scénario est soutenu par les Conseils régionaux Auvergne, Bourgogne, Rhône-Alpes, et Île de France. Le Conseil régional du Centre confirme sa position en faveur du scénario Ouest". C’est net et clair ! La presse rend compte ici.

 

Tergiversations politiciennes

En 2015, à l’approche des élections départementales et régionales, le Gouvernement socialiste ne veut pas officialiser à son niveau ce que son représentant, le préfet de région Auvergne, avait pourtant clairement acté. Dérobade que souhaitent le sénateur du Cher, Rémi Pointeraud, et le président du Conseil régional du Centre, François Bonneau.

Comme le Gouvernement le répond à ma question écrite du 11 août 2015, il décide de reprendre "la concertation sur le choix d'un scénario de passage dans le secteur central du projet au cours de l'année 2016". L'aboutissement de cette concertation "permettra au Gouvernement de décider de l'engagement des études préalables à l'enquête d'utilité publique dans le secteur central, afin de pouvoir présenter l'ensemble du projet lors d'une enquête publique unique".


Résultat : le choix du tracé Médian n’est toujours pas fait, et les longues études préparatoires qui doivent être menées sur le tracé retenu ne peuvent démarrer ! La LGV POCL prend encore plus de retard et ne figure déjà plus dans les priorités nationales !

La question qui se pose est : veut-on, ou non, conserver la chance d’une nouvelle desserte TGV pour notre région, à une époque déjà très défavorable à ce type de projet, puisque les TGV sont remis en question et leur financement public (et celui de la SNCF) pose problème ?


Alors, il faut avoir la lucidité et le courage d’arrêter de militer pour le tracé Ouest qui serait le plus coûteux et le plus risqué juridiquement ! Les vrais défenseurs de la nouvelle desserte en TGV de la région Centre sont ceux qui - avec moi, Guillaume Peltier, Claude de Ganay, le Conseil départemental du Loir-et-Cher, les maires de La Ferté Saint Aubin, Lamotte, Nouan-le-Fuzelier et Salbris - soutiennent le choix du tracé Médian, seul tracé qui garde une chance d’être réalisé !

 

Numérique :

la complémentarité

Assemblée /

Loir-et-Cher

Créateur et président à l'Assemblée nationale du "groupe d'études sur l'internet", j'ai enrichi mon action nationale de ma connaissance du niveau départemental.

En retour, j’ai bien évidemment mis à profit ma compétence nationale pour faire avancer la couverture du Loir-et-Cher en internet haut débit puis très haut débit (j'ai proposé et fait adopter - par les Communautés de communes, le Conseil général, le Conseil régional et l'Etat- le programme "Loir-et-Cher numérique 2015-2020") et en téléphonie mobile 3G puis 4G (même si les opérateurs, qui ont la responsabilité des réseaux, sont les seuls décideurs).

J'ai aussi systématiquement plaidé l'expérimentation locale des nouvelles technologies de l'information et de la communication.

Inauguration de l'ADSL haut débit à Bauzy le 11 septembre 2009
 
La Nouvelle République du 23 mai 2016 rend compte du TBI à la Ferté-Imbault

Avec ma réserve parlementaire, donner la chance du numérique aux élèves de nos écoles rurales

Dans le domaine des nouvelles technologies, j'ai concentré les subventions de ma réserve parlementaire prioritairement pour développer l'utilisation de l'internet à l'école (tableaux interactifs, micro-ordinateurs dans plusieurs dizaines d'écoles, avec une attention particulière pour la lutte contre le décrochage scolaire), pour équiper des maisons de retraite en matériel permettant aux pensionnaires de communiquer en visio avec leur famille, pour équiper les centres de secours de défibrillateurs et de moyens de diagnostic d'urgence afin de sauver des vies.

En savoir plus

 

Limiter et 

compenser
les conséquences des restructurations

de l'industrie
de la défense

A mon entrée à l’Assemblée nationale, je siège 3 ans à la Commission de la défense, où je m’intéresse tout particulièrement - en plus de la réforme du service national - aux problèmes de restructuration des industries de la Défense qui touchent de plein fouet la Sologne.

Une situation où, je dois me l’avouer aussi, je vis une douloureuse schizophrénie politique ... ! Je suis partagé entre deux enjeux majeurs.

L'armement fait vivre en Sologne

Il y a, d’abord, en moi "le député du bassin d’emploi" de Romorantin-Salbris, qui sait combien les industries de la Défense font vivre des milliers de familles autour des sites de GIAT, Matra-Défense, Thomson-SM5, ou l’ETAMAT, sans oublier DAHER ou BRANDT-ARMEMENT en bordure de circonscription, ni la base aérienne 273 de Romorantin-Pruniers. Des familles où plusieurs générations d’hommes et de femmes y ont travaillé ou espèrent continuer à travailler, avec une formation ciblée en conséquence.

En effet, depuis longtemps, la Sologne avait été choisie pour y implanter la production d’armement à l’abri, loin des frontières, dans un territoire au centre de la France, bien desservi en routes et voies ferrées; un territoire très peu peuplé et offrant les grands espaces nécessaires à une production et un stockage par nature dangereux. Des sites industriels minimisant donc tous les risques dont doit se protéger notre Défense nationale. Un territoire tellement favorable que la mono-production s’installe et sera la chance puis le handicap de communes comme Salbris.

 
Le site de GIAT industries à Salbris

Restructurer

pour sauvegarder 

notre industrie

Dans ma schizophrénie parlementaire, il y a aussi en moi "le député membre de la Commission de la défense", qui auditionne les responsables industriels, militaires et politiques et les experts universitaires de notre industrie nationale de la défense.

Tous nous expliquent que pour rester une des premières du monde, l’industrie française doit développer une recherche toujours plus coûteuse qui ne peut s’amortir que sur un volume de production sans commune mesure avec le budget militaire françaisIl nous faut donc beaucoup exporter pour conserver notre indépendance et nos emplois. Pour exporter beaucoup, il faut réduire les coûts de production face à l’arrivée de nouveaux pays producteurs ayant des niveaux de prix inférieurs.

Et la France doit être d’autant plus compétitive qu’elle a perdu avec la fin de la guerre froide un avantage géopolitique conséquent. En effet, les pays acheteurs qui ne voulaient ni dépendre des Etats-Unis, ni dépendre de l’URSS, trouvaient une solution attirante avec l’industrie d’une France toujours attachée à l’indépendance nationale face aux deux blocs, comme l’avait réussie le général de Gaulle. Cet atout perd de sa valeur avec la fin de la rivalité américano-soviétique.

Il est clair que, pour protéger notre indépendance et nos emplois, il nous faut investir dans la recherche et l’innovation des sommes qui ne sont amortissables que si l’industrie française vend massivement à l’étranger en étant compétitive.

Il est tout aussi clair que la solution ne peut venir d’un abaissement des rémunérations et des protections sociales de nos salariés.

La principale solution qui reste est donc la restructuration de l’industrie de la défense pour mettre en place des matériels et des process de production dans des unités de taille suffisante.

Faire face

aux conséquences

des restructurations

Quel rôle peut objectivement jouer un député face à une menace de restructuration ? Sans démagogie ni fanfaronnade complètement indécentes. J’aurais agi contre l’intérêt de notre pays en essayant de bloquer ou de rendre systématiquement le plus conflictuelles possible les restructurations.

J’aurais aussi agi contre l’intérêt de ceux qui ont un emploi dans l’industrie de la défense en retardant inconsidérément les restructurations nécessaires pour maintenir les commandes étrangères
. Quitter sa commune pour suivre son emploi peut être une dure épreuve ; mais la pire épreuve serait, en ne faisant pas les restructurations, de perdre tous les emplois, ici et dans le site où seront regroupés les capacités productives nouvelles.

Par réflexion stratégique et par instinct de recherche des solutions les plus constructives, je défendrai tout ce qui permettra de prendre le temps de calibrer au plus juste, de mesurer et de préparer ces bouleversements industriels et humains ; et je défendrai tout ce qui apportera une compensation pour les salariés et les territoires touchés.

Plus de 2000 emplois sont supprimés en Sologne dans les établissements, principalement, de GIAT-Industries, de Thomson-SM5, et de Matra-Défense ! Des plans sociaux considérables sont déployés, avec un volet social pour les personnels et un volet développement économique du territoire. Pour les emplois transférés dans d’autres sites, une partie des salariés solognots les rejoindront. Au total, une hémorragie terrible, dont Salbris et beaucoup d’habitants ne se sont jamais remis.

En "jouant collectif", le conseiller général et ex-député-maire de Salbris, Roger Corrèze, et d’autres élus, des responsables syndicaux comme Gilbert Ferdane (secrétaire du C.E. de GIAT; CFDT) et moi, nous travaillons avec les industriels, avec le Ministère de la défense - et particulièrement la Délégation à l’Armement et celle aux Restructurations - et avec les préfets, pour un accompagnement social digne de ce nom.

Nous recherchons d’abord un étalement des suppressions d’emplois pour permettre d’en limiter l’impact, par la mise en œuvre des retraites anticipées, des aides au départ volontaire et des priorités d’embauche pour certains emplois disponibles dans le secteur public. Nous recherchons ensuite les moyens de rendre moins difficile de quitter le domicile Solognot pour continuer de travailler dans les emplois transférés.

Article de la Nouvelle République "Plan GIAT : la CFDT se mobilise" (18 juillet 1993)

Obtenir

des compensations durables

L’étalement et la mobilisation permettent de mieux mesurer, et donc de mieux faire valoir, le sacrifice imposé. C’est le meilleur moyen d’obtenir les plus justes compensations pour les salariés - par les plans sociaux évoqués ci-dessus, et pour les territoires - par les plans sociaux au titre du développement économique ; et par les actions qui suivent.

Mon action s’est concentrée sur les compensations qui dépendaient de décisions nationales. Des décisions qui demandent un sérieux et patient travail de sensibilisation et de persuasion du Gouvernement et du Parlement.

La première compensation mise en avant et défendue âprement concerne le maintien de la base aérienne 273 de Romorantin-Pruniers. Pendant de très longues années, la réorganisation de la carte des bases aériennes françaises fait craindre la fermeture de celle située sur la commune de Pruniers depuis la fin de la Guerre de 14-18. Je défends à de nombreuses reprises, auprès des gouvernements successifs, le maintien de cette base en soulignant que la Sologne, qui a déjà contribué douloureusement à la restructuration des industries de défense, ne peut une nouvelle fois être la victime d’une restructuration des moyens de la défense. Je plaide que, après une restructuration de l'armement en notre défaveur, il faut que la restructuration des bases aériennes se fasse en notre faveur. Nous manifestons avec le Conseil général la volonté du département de pérenniser la présence de la base en aidant à la construction du passage souterrain qui relie les deux parties de la base sous la RN 76. Ce n’est qu’au cours de ma dernière législature que la restructuration des bases prend la forme définitive que je défendais : notre base bénéficie de la restructuration puisque, non seulement elle est maintenue, mais ses fonctions et ses effectifs sont renforcés.

La deuxième compensation importante est la dépollution de l’ex-site GIAT à Salbris. Pour redonner vie au tissu industriel de Salbris, à l’initiative de Maurice Leroy et de Michel Leroux, le Conseil général de Loir-et-Cher achète et commence à aménager le vaste site de GIAT. Un lourd et coûteux problème de dépollution du site doit être résolu pour accueillir de nouvelles activités sur les terrains aménagés. Après une série de démarches très argumentées autour de l’objectif de la compensation, j’obtiens la décision de la Ministre de la défense de prendre en charge cette dépollution pour un coût de 7 millions d’€. La dépollution et l’aménagement sont menés à bien, mais la crise de 2008 fait échouer le projet de pôle logistique couvrant une large partie du site. Un deuxième projet industriel d’envergure et lié au bâtiment échouera malheureusement en raison de l’effondrement de la construction de logements quelques années après. L’idée a toujours été de ne pas concurrencer avec ces terrains les zones industrielles existant mais de réserver le site GIAT pour une implantation qui ne peut pas être accueillie ailleurs (grâce à la desserte ferroviaire, et autoroutière, au site sécurisé et respectant les normes SEVESO ...). C’est la bonne stratégie de création d'emplois qui ne pourraient être créés ailleurs. Cette stratégie finira par payer, mais elle est encore mal récompensée à ce jour, pour Salbris et la Sologne.

 

Obtenir des prorogations compensatrices

Troisième décision obtenue, le rallongement de la durée de compensation par l’Etat de la perte de taxe professionnelle pour les communes subissant une catastrophe économique comme Matra-Automobile à Romorantin et l’armement à Salbris. Je défends et fais voter un amendement passant de 2 à 3 ans la durée de cette compensation faite par l’Etat. Le résultat est une dotation supplémentaire de 5,3 millions d’€ pour la commune de Romorantin et de 600 000 € pour Salbris. Ma demande s’est, là encore, fondée sur l’ampleur du sacrifice subi par la Sologne pour les restructurations de Défense, et catastrophiquement cumulé avec la fermeture de Matra-Automobile.

Quatrième compensation aux restructurations, le report le plus loin possible de la cessation d’activité de l’ETAMAT de Salbris. La fabrication et le stockage de munitions sur ce site ont été sur la sellette pendant de nombreuses années, avec 150 emplois à la clé. Je défends régulièrement auprès du Gouvernement le maintien de ce site, en rappelant qu’il constitue l’un des derniers pôles d’un tissu industriel gravement amputé par les restructurations. Je savais que la réponse des Ministres ne pourrait être toujours positive, mais je crois positif pour le bassin de Salbris d’avoir obtenu ainsi une dizaine d’années de sursis.

Le début d'expérience engagée en Sologne m’a motivé pour rédiger, en 1995, un rapport au titre de la Commission de la Défense sur "L’accompagnement économique et social de la restructuration des industries de la Défense", dont le quotidien Les Echos a rendu compte. Certaines préconisations ont permis de mieux anticiper et mieux accompagner des mutations lourdes pour les salariés et les territoires concernés. C’est aussi cela le travail d’un député : tirer les enseignements des accidents de la vie dans sa circonscription pour corriger non seulement les dégâts subis mais surtout les causes des accidents.

J’ai interrogé le Ministre de la défense et le PDG de GIAT-Industries lors de leur audition par la Commission de la Défense le 7 juillet 1998. J’ai interpellé les différents ministres de la Défense dans l’hémicycle lors de questions au gouvernement (questions orales sans débat ou questions budgétaires). J’ai aussi interpellé le gouvernement par de nombreuses questions écrites.

Ma QOSD sur la lutte contre les recours abusifs dans le domaine de l'urbanisme.

Ma QOSD sur les perspectives du schéma directeur de l'infrastructure de munitions.

Mes interventions nationales
pour GIAT Salbris


26 mai 1993 : question au gouvernement (une des premières de l’Assemblée élue quelques jours plus tôt !)

6 octobre 1993: "question orale sans débat" sur la crise de l’armement.

10 novembre 1993 : question dans la discussion du projet de budget de la défense 1994.

24 mai 1994 : intervention dans la discussion du projet de loi sur la programmation militaire.

15 novembre 1995 : intervention dans la discussion en Commission d’un rapport d’information sur "la conversion des industries de défense".

25 novembre 1995 : question au gouvernement (séance retransmise par France 3).

20 mars 1996 : intervention dans le débat suivant la déclaration du gouvernement sur la politique de défense.

26 mai 1996 : présentation à la Commission de la Défense de mon rapport d’information sur "l’accompagnement économique et social des restructurations des industries de la Défense". Adoption de ce rapport par la Commission.

7 juin 1996 : amendements sur le projet de loi de programmation militaire 1997-2002. 1 amendement créant au sein de GIAT une unité de destruction des munitions obsolètes ; 1 amendement écartant la dissolution d’unités militaires dans les régions touchées par d’importantes restructurations industrielles (non adoptés).

6 novembre 1996 : question dans la discussion du projet de budget de la Défense 1997.

12 novembre 1997 : question dans la discussion du projet de budget de la Défense 1998.

23 juin 1998 : question au gouvernement.

7 juillet 1998 : interrogations du ministre de la Défense , Alain Richard, et du PDG de GIAT-GIAT-Industries, Jacques Loppion, lors de leurs auditions par la commission de la Défense le 7 juillet 1998.

6 novembre 1998 : question dans la discussion du projet de budget de la Défense 1999.

11 novembre 1999 : "question écrite" dans la discussion du projet de budget de la Défense 2000.

6 novembre 2000 : question dans la discussion du projet de budget Défense 2001 : unité d’élimination des déchets sur le site GIAT.

Donner
un site mondial

à l'équitation

française

Lamotte,
un nom de l’équitation mondiale


Avec la création du Parc équestre fédéral à Lamotte en 1993, puis le transfert du siège de la Fédération française d’équitation (FFE), présidée par Serge Lecomte, la Sologne a acquit une nouvelle grande notoriété sportive, dans le domaine de l’équitation, rejoignant sa notoriété en termes de chasse !

La Sologne accueille en effet la plus importante compétition mondiale d’équitation chaque mois de juillet, "l’Open Generali" (réunissant les Championnats de France d’équitation Poneys et Clubs). Être qualifiés pour concourir à "Lamotte" est l’objectif sportif, chaque année, de dizaines de milliers de jeunes cavaliers français.

Devenu 1 des 3 plus grands parcs équestres mondiaux, le Parc apporte 150 emplois temps-plein directs, plusieurs centaines d’emplois saisonniers et plus de 50 millions € de retombées économiques. Tout autour du Parc, en Sologne, les activités équestres et de tourisme lié à l’équitation prennent une grande importance économique. Réserver un hébergement en juillet dans un rayon de 40 km autour de Lamotte demande de s’y prendre longtemps à l’avance ! Les chambres d’hôtes, par exemple, ont connu un développement phénoménal ...

L’acteur central de cette formidable réussite est Serge Lecomte dont la vision stratégique de l’organisation de l’équitation en France s’est imposée à tous, et pour le bénéfice de tous ! Cette vision passe par la création du parc national, puis par le rassemblement de toutes les branches de l’équitation dans la nouvelle Fédération française d’équitation, dont le siège est ensuite transféré à Lamotte.

Serge Lecomte a agit avec une détermination et une lucidité que je salue, car il n’a jamais changé de cap malgré, à certains moments, un climat de crise interne dans la nouvelle fédération et puis une méfiance injustifiée de la part de l’administration ...

Épreuves dont je peux témoigner, pour les avoir aussi vécues, comme député-maire de la commune accueillant la seule implantation appartenant à la nouvelle Fédération française d’équitation.

Un concours de saut d'obstacles
 
Le Château de Saint-Maurice

Comment en est-on arrivé là ?

Le détail de l’aventure vous est relaté dans "Transformer Lamotte", mais peut ici se résumer en quelques lignes.

Comme président, alors, de la Délégation nationale à l’équitation Poney, Serge Lecomte veut arrêter de dépenser chaque année pour les championnats de France Poney un budget d’investissement dont il ne reste rien après les 10 jours de compétition. En effet, chaque année les championnats changent de site, la Délégation n'étant propriétaire d’aucun site. Serge Lecomte cherche un site permanent où les investissements faits pour les championnats s’additionneraient chaque année ; et seraient le reste de l’année à la disposition des cavaliers pour d’autres préparations ou compétitions.

En 1993, Serge Lecomte, accompagné de son président de la Délégation à l’équitation Poney de la région Centre, Christian Vuillet, prospectent des sites possibles pour cette implantation durable des championnats. Les critères de situation de ce futur parc national d’équitation Poney sont : être situé au centre de la France, facilement accessible par autoroute et par train, avec une bonne capacité d’hébergement.

Il existe à Lamotte un établissement du ministère de la Justice pour mineurs délinquants, appelé "institution publique d’éducation surveillée" (IPES), installé sur le domaine de Saint-Maurice avec un château et ses dépendances éducatives, et une propriété de plus de 400 ha agricoles et forestiers. Fondé en 1872 dans ce qui a été le domaine de l’empereur Napoléon III en Sologne, cet établissement, qui apprenait les métiers agricoles aux jeunes délinquants, était devenu inadapté aux besoins actuels d’accueil en petites structures, en milieu urbain, et pour une formation à des métiers non-agricoles ...

Après les contacts établis avec Christian Vuillet et Serge Lecomte, il apparaît que ce domaine de Saint-Maurice pourrait répondre aux critères de bonne réalisation du projet de parc, y compris pour l’hébergement grâce à l'implantation de 3 800 lits à Center Parcs, à 5 minutes de voiture du domaine. Les bons projets se font la courte échelle !

Serge Lecomte et son équipe en sont convaincus et font rapidement le choix de Lamotte pour implanter le parc.

Défendre l’intérêt général ...
en poussant l’Etat à se retirer !


Le domaine, qui appartient à l’Etat, est donc "affecté" depuis 120 ans au Ministère de la justice, pour cet établissement d’"éducation surveillée".

Le ministère n’est pas pressé de rendre à l’Etat cette propriété - avec son château et son vaste domaine agricole et forestier - qui, outre l’aspect historique d’ex-domaine impérial, concrétise le pouvoir de certains fonctionnaires. Cet établissement étant devenu complètement inadapté, est pourtant en large partie inoccupé. C’est justement pour faire pression sur l’Etat en faveur d’une réaffectation de ce domaine devenu inutile, que j’entreprends, 6 ans avant l’émergence du projet de parc équestre, l’étude de deux autres projets.

Ces projets, de "Naturoscope" (parc sur le thème de la nature, dans l’esprit du "Futuroscope" ...), puis de "Musée de l’imprimerie", ne verront pas le jour. Mais ils montrent à l’Etat que le domaine peut rapidement retrouver une vocation d’intérêt général et qu’il faut se préparer à mettre en marche la procédure de réaffectation.

En 1993, le projet de parc se présente donc sur un terrain administratif qui est déjà "préparé" à la - très redoutée - réaffectation, par un dialogue entre la municipalité et le ministère de la Justice. Il faut convaincre le ministère de la Justice et le ministère de l’Agriculture (concerné par la ferme et une partie du domaine) et le ministère du budget (dont dépend la "Direction des domaines", gestionnaire de tous les biens immobiliers de l’Etat) qu’est venu le temps, non seulement de mettre fin à une affectation interne à l’Etat, mais, encore plus douloureux, de louer le domaine - et à terme de le vendre - à une fédération sportive ...

En étroite liaison avec Serge Lecomte et son équipe dirigée par Philippe Audigé, je m’attache, comme nouveau député de la majorité élue en mars 1993, à convaincre les ministres concernés et leurs administrations. Je me place résolument dans l’optique de la défense de l’intérêt général. Pour faire comprendre à l’Etat que la mise à disposition d’une partie du domaine pour une fédération sportive est beaucoup plus conforme à l’intérêt général que le maintien artificiel de ce domaine à l’"Éducation surveillée" qui ne forme plus aux métiers ruraux. En rappelant aussi en permanence que les fédérations sportives remplissent, elles aussi, une mission d’intérêt général reconnue par la loi.

Nous sommes entendus par les ministères et leurs échelons régionaux ou départementaux. En particulier par Pierre Méhaignerie, Ministre de la justice, et Michelle Alliot-Marie, Ministre de la jeunesse et des sports. Un bail est passé pour une superficie et une durée qui devront être ultérieurement mieux calibrées. Mais ce bail permet l’organisation des premiers Championnats de France Poney à Lamotte en juillet 1994. Mon amie Michelle Alliot-Marie vient inaugurer ces Championnats. Elle est accueillie par une attendrissante haie d’honneur de très jeunes cavaliers fièrement huchés sur leur poney, un accueil dont elle se souviendra longtemps !

Un concours de saut d'obstacles
Le président de la FFE Serge Lecomte

La stratégie "bâtisseuse"
de Serge Lecomte :
le bon choix
pour l’équitation française !


Le président Serge Lecomte a pour objectif, en 1993, de créer un Parc national pour l’équitation Poney (qui est élargie rapidement à l’ensemble de l’équitation), au lieu de continuer à dépenser pour des installations provisoires à chacun des Championnats de France tournants.

Le résultat va au-delà de tout ce que l’équitation française pouvait espérer. La ténacité paie : les cavaliers français sont devenus propriétaires d’un des trois plus grands parcs équestres du monde !

L’autre grand parc équestre d’Europe. À Lamotte, ils sont enfin "chez eux", les 700 000 cavaliers - à poney ou à cheval - adhérents de la 3e fédération sportive de France. Et la première fédération féminine. Il serait donc plus exact de se réjouir en écrivant : "elles" sont enfin chez "elles" à Lamotte !

En capitalisant par des investissements supplémentaires apportés chaque année, la FFE a pu développer toutes les dimensions d’un Parc mondial :

  • le nombre et la qualité des terrains de compétition, au bénéfice des cavaliers, des juges et du public ;

  • le nombre de boxes permanents pour les chevaux ; et la capacité à accueillir des milliers de boxes temporaires ;

  • les possibilités de restauration pour des dizaines de milliers de participants ;

  • les installations sanitaires adaptées aux immenses campings éphémères de l’été ;

  • des stationnements sécurisés ;

  • un hôtel , des hébergements de clubs, et des lieux de formation ;

  • le village si bien placé qu’aucun exposant ne voudrait manquer ;

  • et sans oublier les manèges couverts, avec le magnifique et unique "Carré international" !


Cette stratégie "bâtisseuse" est aussi un travail d’équipe avec les dirigeants élus de la FFE, les directeurs du Parc - Philippe Audigé, Pascal Bioulac et Pierre-André Boucan - et les directeurs de la fédération - Frédéric Bouix, sans oublier l’architecte de l’ensemble.

Le fait pour les cavaliers membres de la FFE de se sentir "chez eux", et fiers du fruit de leur œuvre collective, a probablement facilité la décision de transférer le siège de la fédération à Lamotte en 2006.

Ce n’était pas évident puisque la quasi-totalité des sièges de fédérations sportives sont en Île de France. Le bon sens qu’incarne Serge Lecomte conduisait là-aussi à économiser des dépenses immobilières dans une des régions les plus chères de France alors que le château de Saint-Maurice et ses dépendances pouvaient accueillir "mieux et moins cher" ! Et quel beau symbole que la continuité absolue entre les lieux de compétitions équestres et l’essentiel du siège de la fédération ! Une belle manière d’éviter le fossé entre la "structure administrative" et la base associative. D’être "sur le terrain".

Vous en connaissez beaucoup de sites où l’adhérent d’une fédération sportive peut, en même temps, vivre les plus hautes compétitions de son sport favori et rencontrer ceux qui assurent le fonctionnement quotidien de leur association nationale ?

Le circuit court de la démocratie associative ? La transparence au champ.

Pour Lamotte et la Sologne, l’aventure du Parc national d’équitation est une source fantastique de notoriété, d’activités économiques, d’emplois directs et indirects, et d’animations permises par ce site unique.

Nous vous donnons rendez-vous dans le chapitre "Maire" pour aller plus loin sur ces nombreuses retombées du Parc.

La vocation

du Parc fédéral de Lamotte :
permettre à la France

de réussir des Jeux Olympiques équestres "durables"

Le développement du Parc est réalisé si intensément et si rapidement que, en liaison avec Serge Lecomte et la FFE, je propose en 1997 que soit étudiée la candidature ce site unique en France pour accueillir les épreuves équestres des Jeux Olympiques de 2004, si Paris est retenue.

En accord avec Serge Lecomte, la commune de Lamotte portera l’étude et l’élaboration du dossier de candidature. Ce travail sera confié au cabinet dirigée par Laurence Mory-Lassus qui connait parfaitement le monde de l’équitation et la Sologne. Nous prendrons aussi les conseils de mon ami Michel Barnier, souvent solognot, et co-organisateur (avec Jean-Claude Killy) des JO d’hiver d’Albertville et de la Savoie en 1992.

La candidature de Paris n’étant pas retenue, la candidature du Parc s’achèvera avec la mise au point finale du dossier entre la ville de Lamotte, le cabinet et la FFE. Mais ce travail permet de manifester pour la première fois officiellement la volonté et la capacité du Parc à accueillir des compétitions du plus haut niveau.

Cette conviction de la vocation olympique du Parc, j’ai la chance de pouvoir la valider en assistant à plusieurs épreuves équestres de Jeux Olympiques entre 2000 et 2012. En effet, comme vice-président du groupe d’étude sur le sport de l’Assemblée nationale, j’ai pu partager quelques jours avec la délégation française officielle aux JO de Sydney (2000), d'Athènes (2004), de Pékin (2008) et de Londres (2012).

Le coût budgétaire et l’impact environnemental de ces JO ont fait l’objet de constats très négatifs. Ces constats nous les avons aussi faits ensemble avec Serge Lecomte, Pascal Bioulac (alors directeur du Parc) et Maurice Leroy (ancien ministre, alors président du Conseil général) en assistant aux épreuves équestres des JO de Londres.

Heureusement, une prise de conscience se fait dans l’opinion publique et chez les responsables de l’olympisme pour tourner le dos à ces mauvais choix et organiser des JO "durables".

C’est quoi des "JO durables" ? Très simplement, ce sont des JO où on choisit pour chaque discipline le site où il y aura le moins d’investissement à réaliser et celui où l’investissement fait pour les quinze jours de JO continuera pendant des années à servir le sport concerné. Le site donc où le bilan carbone et la dépense d’argent sont les mieux maîtrisés.

Dès que la candidature de Paris pour les JO de 2024 a été posée, j’ai demandé au Gouvernement de veiller à la tenue de JO durables, notamment en choisissant le Parc de Lamotte pour l’équitation.

Pour l’instant, le site de Versailles a été sélectionné, mais il ne répond malheureusement pas à l’impératif nouveau de JO durables. Le bilan carbone de Versailles est nettement moins favorable que celui de Lamotte. Le coût de Versailles est sous-évalué comme l’avait dramatiquement été le coût de l’équitation à Londres. Même sous-évalué, le coût de Versailles est 2 fois et 1/2 plus élevé que celui de Lamotte.

La crise sanitaire et la crise économique que nous vivons nous poussent à remettre en cause beaucoup de nos choix antérieurs. Il faut agir d’urgence pour que l’objectif de JO durables l’emporte sur toutes les autres considérations !

Je crois que c’est encore possible ; et c’est pourquoi j’adresse cette lettre ouverte détaillée à la Ministre des Sports.

Logo des JO 2024
La Ministre des sports Valérie Fourneyron (de 2012 à 2014)

Ma lettre ouverte

à la Ministre des Sports

Madame la Ministre,

"Vous êtes - nous en sommes tous convaincus - particulièrement sensible à l’objectif de "Jeux Olympiques durables" qui a été retenu dans "L’Agenda Olympique" - adopté par le Comité international olympique (CIO) en 2018 - comme un des principaux objectifs que doit respecter la localisation des épreuves des Jeux Olympiques de 2024.

Le choix actuel du parc du château de Versailles, pour organiser les épreuves équestres des JO 2024, pose un certain nombre de questions en matière de JO durables.

1) Sur le plan des investissements de compétitions d’abord.

Comme à Londres, qui avait coûté au minimum 60 millions d’€ - donc beaucoup plus cher qu’annoncé - les installations de Versailles seraient inévitablement plus coûteuses et totalement éphémères : elles seraient construites pour seulement 3 semaines de compétition, et détruites immédiatement après les Jeux Paralympiques (JOP) !

Sans aucun "héritage olympique" pour le sport équestre français !

On est conduit à se poser des questions sur le rapport de la mission d’inspections (IGF, IGJS, CGEDD) qui affirmait, il y a 2 ans, que "rien ne justifie à ce jour un déplacement des épreuves équestres prévues dans le cadre du parc du château de Versailles" ! D’une part, ce rapport estime, en effet, que l’aménagement du site dans l’enceinte - ultra-sensible - du parc de Versailles peut coûter 2 fois moins cher que celui des mêmes épreuves équestres dans un parc de Londres ! Ce rapport, d’autre part, passe sous silence le fait que, même si Versailles coûtait 2 fois moins cher que Londres, ce coût de 27,3 M€ HT resterait plus de 2 fois et demi plus élevé que le coût du Parc équestre national de la Fédération française d’équitation existant en Sologne (10,3 M € HT).

La Fédération française d’équitation a, en effet, construit depuis 25 ans au cœur de la Sologne, à Lamotte-Beuvron, son Parc équestre national qui constitue aujourd’hui un des 3 plus grands sites mondiaux pour les compétitions d’équitation. Il accueille 15.000 cavaliers chaque année pour les différents championnats de France qui s’y déroulent en 3 semaines de juillet , alors que seulement 300 à 400 chevaux sont en compétition pour une même durée durant les JO et JOP !

Il est clair que le meilleur moyen de respecter les principes de JO durables est de choisir le Parc équestre national puisque, les installations y étant déjà très largement construites, la dépense et l’empreinte carbone des installations complémentaires seront réduites au plus bas ! Et ces installations complémentaires seront durablement au service de tous les cavaliers.

2) Les questions en matière de JO durables se posent aussi sur le plan des investissements d’hébergement et des conditions de transport.

La presse s’est faite l’écho des problèmes de capacité d’hébergement du Village Olympique, problèmes susceptibles de toucher aussi les cavaliers et leurs accompagnants.

Toute diminution du nombre de participants à héberger au Village francilien va donc dans le sens positif. En Sologne, pour les cavaliers et leurs accompagnants, le "Village olympique" est déjà construit : il s’appelle "Center Parcs" et offre plus de 3800 lits en 700 cottages, avec tous les services sur place. Il héberge chaque année une partie des 15 000 cavaliers participants aux compétions nationales en juillet sur le Parc équestre national.

À Versailles, il faudra 30 minutes pour parcourir (si tout va bien ...) les 37 km séparant le village du site de compétition. En Sologne, il faudra 5 minutes pour parcourir les 6 km de route "dédiée", entre "Center Parcs" et le site du Parc national. Sur 6 jours d’entrainement et de compétition, chaque cavalier gagnera plus d’une demi-journée de temps de transport ! Sans parler du confort.

Pour les spectateurs, les facilités d’accès de tous feront beaucoup plus que compenser l’allongement du trajet des spectateurs d’Île-de-France. Le Parc national est accessible en 10 minutes de marche par les trains directs en gare de Lamotte, à organiser pour les JO depuis Paris-Austerlitz ou d’autres gares. Le Parc est à 3km de la sortie de l’autoroute A71. Il est à 80 minutes de l’aéroport d’Orly.

Les JO durables imposent de choisir la solution qui évite de surdimensionner le Village Olympique et qui offre les meilleures conditions de transport pour les compétiteurs.

Nous sommes tous convaincus, Madame la Ministre, que vous serez attentive à un autre objectif de "L’ Agenda olympique" qui prévoit que les JO durables doivent s’inscrive dans la logique des stratégies des fédérations sportives.

Le choix actuel de Versailles est malheureusement en complète contradiction avec la logique de tout ce que mène depuis plus de 20 ans le monde de l’équitation en France.

Contradiction avec la logique patrimoniale lucidement voulue par la FFE : Versailles ne serait jamais un site équestre plus des 3 semaines olympiques, alors que le Parc en Sologne constitue l’investissement principal et continu de la Fédération française d’équitation depuis 25 ans.

Contradiction avec la logique de changement d’image lucidement voulue par la FFE. Depuis plus de 20 ans, tous les efforts de la FFE sont allés dans le sens d’une démocratisation de l’équitation, trop longtemps assimilée à un sport réservé aux classes sociales les plus aisées. La FFE est ainsi devenue la 3ème fédération sportive de France avec 700 000 membres. Et la 1ère fédération féminine de France, avec 80% de cavalières.

Le choix de Versailles va à l’encontre de tout ce travail de modification de l’image de l’équitation en donnant à penser que le cadre qui convient est celui des châteaux.

Les objectifs de JO équestres durables respectant la stratégie du mouvement sportif ne peuvent être écartés au prétexte de flatter un goût pour certaines images télévisées artificielles !

Il était compréhensible de présenter le dossier initial de candidature de Paris avec une proposition de Versailles.

Le respect des objectifs de Jeux olympiques durables impose aujourd’hui de réexaminer ce choix : trop coûteux, annihilant tout "héritage olympique", dégradant l’empreinte carbone de ces épreuves, fragilisant l’hébergement, alourdissant considérablement le transport des compétiteurs, et contraire à l’action menée depuis plus de 20 ans pour le sport équestre de France

Ma question est de savoir si le Gouvernement fera ce qui est en son pouvoir de persuasion et de décision pour adapter le choix du site équestre 2024 et ainsi faire respecter les principes - plus indispensables que jamais - de JO durables ?

La TVA équine

A COMPLETER

Communiqué sur le taux réduit de la TVA équine (21 octobre 2011)
 
La centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux
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Mobiliser le Conseil général pour mieux défendre  la centrale nucléaire de St Laurent auprès du Gouvernement (2012)

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Le Petit Solognot

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