L'internet révolutionne l'aménagement

du territoire

Comme je le rappelle par ailleurs, mon action pour le numérique s’est déployée sur 3 plans : national, international et départemental.

Mon action départementale repose sur la profonde conviction que l’internet révolutionne l'aménagement du territoire : il réduit considérablement le handicap de la distance et de la faible densité en assurant une égalité d'accès aux richesses immatérielles qui constituent l'essentiel d'une économie moderne. Une chance historique à saisir pour nos territoires ruraux et leurs habitants : nous n’avons pas le droit à l’erreur !

Au milieu des années 1990, les communes de Loir-et-Cher commencent à s’équiper en matériel informatique et en logiciels adaptés pour leur gestion. J'interrogerai régulièrement les pouvoirs publics sur l'évolution des rapports aux administrés que permettent les NTIC.

Pour bénéficier d’une aide technique indispensable, je propose à mes collègues de l’association départementale des maires, et j’organise, un groupement des commandes. Ce travail sur l’informatique me conduit à siéger au sein de la commission "NTIC" de l’association nationale des maires de France. Je la préside jusqu’en 2001 avec beaucoup d’intérêt car les négociations avec l’Etat sont motivantes pour veiller à une décentralisation équilibrée.

L'internet révolutionne l'aménagement du territoire
 
La "course-poursuite" entre les besoins et les réseaux

Course-poursuite besoins / réseaux

Pour ma commune de Lamotte, j’essaie de tirer parti de l’internet dans cette fin des années 90 en installant dans un local communal l’entreprise Telpro (jusqu’à une quarantaine de télé-opérateurs / trices), en programmant une forte articulation entre la future médiathèque et la salle informatique qui y est intégrée, ou en informant en continu les habitants grâce à un panneau lumineux installé devant la mairie.

Au plan départemental, commence une course-poursuite permanente entre des besoins - en croissance exponentielle - et des réseaux, en croissance souvent moins rapide dans nos zones rurales peu denses !

Comme vice-président du Conseil général, je suis chargé en 2003 par son président, mon collègue député Maurice Leroy, des NTIC.

Pour le réseau de téléphonie mobile, nous concluons en 2003 un accord "Départements innovants" avec Orange pour déployer plus rapidement la téléphonie mobile, la 3G puis la 4G. Le Conseil général finance de nombreux émetteurs complémentaires dans les zones mal desservies.

 

Prévoir

le numérique : 

le SDTAN

Il fait de même pour accélérer le déploiement de la fibre optique qui est le meilleur réseau d’accès à l’internet très haut débit.

Pour ce réseau de l’internet, à la croisée de mes responsabilités parlementaires et départementales, je pilote et fais accepter, au plan départemental comme au plan national, la création des outils nécessaires pour réussir le numérique très haut débit en Loir-et-Cher.

La première étape est l’élaboration concertée, en 2012 -2013, d’un "Schéma Directeur Territorial d’Aménagement Numérique" (SDTAN). Ce schéma analyse les besoins des particuliers, des entreprises, et des services publics. Il fixe les objectifs de couverture du département, d’ici 10 à 15 ans, en accès à l’internet très haut débit ; ou, provisoirement, dans les zones les plus difficiles, l’internet haut débit de qualité. Le schéma fait une prévision de la répartition de investissements entre opérateurs privés et publics, afin d’éviter les doublons ou les lacunes.

L’élaboration de ce SDTAN est techniquement réalisée par un cabinet spécialisé, sous le contrôle d’un comité de pilotage que je préside au titre du Département, initiateur du SDTAN. Le comité est composé d’élus, des responsables des assemblées consulaires, de représentants d’entreprises ou d’associations, de services de l’Etat, de la Région, du Département et des Communautés de communes. Ce lourd travail de concertation et de prospective est conduit avec, successivement, deux directeurs généraux-adjoints des services du Département que j’apprécie, Eric Barthès et Patrick Feldner. Je convaincs le président du Conseil général, Maurice Leroy, et le directeur général des services, Olivier de Brabois, de concentrer la prévision d’investissement sur 5 ans pour bénéficier de l’aide financière de l’Etat la mieux assurée, personne ne pouvant obtenir d’engagement sur le taux de subvention au-delà de 2020.

 

L’adoption de ce schéma permet d’enclencher la deuxième étape : les collectivités territoriales s’engagent pour le programme initial de déploiement de l'internet THD en L&C 2014-2020 pour 140 millions€. Ce qui permet de faire accepter à Paris la candidature du Département au financement de l’Etat ("Programme d’investissements d’avenir", puis "Plan France Très haut débit").

Prévoir le numérique : le SDTAN
 
Logo du syndicat Val de Loire Numérique

"Loir-et-Cher Numérique" pour 

agir ensemble

Pour mettre en œuvre ce programme ainsi décidé et financé, il est créé le syndicat mixte "Loir-et-Cher Numérique" (Département + Région + Communautés de communes), syndicat que je préside pour l'année de démarrage (2014-2015), avec le précieux concours d’un excellent directeur général, Cédric Bellan. En s’alliant avec l’Indre-et-Loire, "Loir-et-Cher Numérique" deviendra ensuite "Val de Loire Numérique", ce qui donne le poids pour attirer les opérateurs et négocier fortement.

C’est pourquoi, non seulement les 70% de très haut débit et les 30% de haut débit de qualité prévus au programme initial seront assurés, mais Cédric Bellan et son nouveau président, Michel Pillefer, ont pu négocier, dans de meilleures conditions générales, avec le nouveau concessionnaire du réseau public, TDF, et obtenir que la fibre apporte le très haut débit à 100% des habitants d’ici 2022 ! Avec 80% de la charge assumés par TDF, alors que, dans la conjoncture de 2014, les 80% étaient supportés par les collectivités et l’Etat. Double bravo pour avoir continué de placer le Loir-et-Cher sur la meilleure trajectoire possible !

Au total, le déploiement de la fibre sera, en seulement 7 ans, le plus important plan d’investissement départemental jamais réalisé !

 

Les usages aussi

Entre 2015 et 2017, j’organise au Conseil départemental des réunions "remue-méninges" pour développer plus rapidement les nouveaux usages de l’internet en Loir-et-Cher. Il s’agit de croiser les informations et les idées des participants sur les besoins les plus urgents à satisfaire. Et de voir ensemble comment on peut progresser : soit en facilitant la diffusion d’usages encore trop confidentiels dans notre département ; soit en "important" des usages qui ont réussi ailleurs ; soit, enfin, en aidant au développement d’innovations "made in Loir-et-Cher".

Des synergies ont émergé, mais le numérique n’a pas encore éliminé toutes les préférences pour "le cavalier seul" ! Et les choses bougent si vite dans le numérique qu’il est tentant de se dire : "pourquoi en faire plus ? Ce que nous attendons arrivera tout seul, tôt ou tard ..."

Pourtant, les réseaux et les terminaux numériques n’ont de sens que pour apporter un "mieux-vivre" à chacun, sans fracture numérique et autre inégalité des chances.

La République aujourd’hui, c’est aussi l’égalité de tous devant le numérique.

Les usages aussi
 

Le Petit Solognot

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