Un atout pour le canton :

les établissements médico-sociaux

La Fédération nationale des anciens combattants et prisonniers de guerre (FNCPG) est choisie au début des années 50 par l’Etat et le Département pour assurer la gestion du sanatorium des Pins reconstruit à Lamotte après les dégâts de la guerre et son abandon temporaire.

Cette fédération veut en effet, au-delà des actions de solidarité entre ses adhérents, mener une action sociale. La tuberculose est à l’époque une maladie qui fait beaucoup de victimes, notamment parmi les anciens combattants ou prisonniers affaiblis par les épreuves de la guerre. Pendant plus de 50 ans, la Fédération assumera son rôle de gestionnaire en mobilisant aussi la générosité des fédérations départementales d’anciens combattants. Le sanatorium bénéficie ainsi du soutien actif de nombreuses fédérations comme celles du Loiret, de Vincennes ou de l’Indre. Elles apportent des équipements ou des animations qui rendent le long séjour (entre 6 mois et 2 ou 3 ans !) des malades plus efficace et plus agréable. Au début des années 70, le sanatorium se transformera, pour suivre l’évolution des besoins de santé, en "Centre médical des Pins" avec un service de pneumologie prolongeant la vocation sanatoriale et un service cardiologie. La Fédération met fin à sa gestion et, avec l’accord obtenu du Conseil général, transmet en 2009 l‘activité à la société LNA qui s’engage à créer un établissement entièrement nouveau : l’Institut médical de Sologne (IMDS). L’activité et les emplois sont maintenus et même renforcés avec la création d’un service de gériatrie et l’ouverture de nombreuses consultations extérieures au bénéfice de la population.

La Fédération nationale élargira son action sociale dans le canton en créant, à Vouzon, dans les années 60, deux autres établissements : le Centre de rééducation professionnelle des Rhuets et l’IME Joseph Perrin. Ces établissements sont la pleine propriété de la Fédération et apportent près d’une centaine d’emplois s’ajoutant aux 130 emplois du sanatorium ! La Fédération fera vivre un partenariat très suivi avec le Département de Loir-et-Cher.

Le Conseil général préside la "Commission de surveillance" du sanatorium puis du Centre médical, par l’intermédiaire de son représentant, Patrice Martin-Lalande pendant une trentaine d’années. Je siège aussi pendant toutes ces années, au titre du Conseil général, dans les conseils d’administration du Centre de rééducation professionnelle des Rhuets et de l’IME.

La Fédération nationale a été un employeur important pour le canton de Lamotte et un fournisseur de prestations médico-sociales de réputation régionale et nationale. Un exemple historique de solidarité active bien au-delà de l’objet d’une association d’anciens combattants ! Merci.

Août 1980: visite du ministre de la Santé dans le canton
Août 1980: visite du ministre de la Santé dans le canton
 
L’engagement social durable de la Fédération des anciens combattants dans le canton de Lamotte : le «Centre médical des pins » reçoit la visite du Ministre des anciens combattants (3 mai 2004)
L'Institut médical de Sologne de Lamotte-Beuvron

Du Centre médical des Pins

à l’Institut médical de Sologne (IMDS) :

le bon choix obtenu

du Conseil général

Depuis la réouverture du Sanatorium des Pins en 1954, jusqu’à la création de l’IMDS, en passant par le Centre médical des Pins, cet établissement est la propriété du Conseil général de Loir-et-Cher. En 1953, du temps où Pierre Sudreau était préfet de Loir-et-Cher, sa gestion est confiée à la Fédération nationale des combattants et prisonniers de guerre (FNCPG) qui voulait apporter les moyens de se soigner à un certain nombre de ces ressortissants victimes de la tuberculose. Mon père, le docteur Jacques Martin-Lalande, nommé par le préfet Sudreau, sera le médecin-directeur du Sanatorium pendant 17 ans.

Comme représentant du Conseil général, je préside la Commission de surveillance du Centre médical des Pins jusqu’à la fermeture de l’établissement en 2009. Le président de la FNCPG, Jacques Goujat, annonce en 2008 au Conseil général que la Fédération se retirait de la gestion du Centre médical, en raison de l’âge des ses membres qui conduit à se recentrer sur des actions moins ambitieuses. La Fédération cherche un gestionnaire repreneur pour assurer la poursuite d’activité et le maintien des emplois. C’est aussi l’objectif du propriétaire, le Conseil général, qui doit statutairement donner son accord pour le choix du nouveau gestionnaire.

Deux candidats sérieux font des propositions : l’URCAM (Union régionale des caisses d’assurance maladie) et la société "Le Noble Age" (LNA). Le maire de Lamotte, Alain Beignet, ne participe pas à la décision mais marque sa préférence pour l’URCAM. Après un examen très attentif des candidatures, je suis convaincu, au contraire, que le bon repreneur est le groupe LNA pour 2 raisons déterminantes :

  1. LNA reconstruira entièrement l’établissement en y consacrant un budget de plus de 13 millions d’€ ; l’URCAM ne pouvait envisager que la rénovation des anciens bâtiments pour un budget de 3 millions d’€. La construction de locaux regroupés et aux normes les plus récentes constitue un avantage certain pour la gestion du nouvel établissement. Ceci permettra d’accueillir une unité de gériatrie, en plus de celles de cardiologie et de pneumologie.

  2. LNA n’a pas d’autre établissement de "soins de suite et de réadaptation" en cardiologie ; l’URCAM gère 3 établissements similaires en région Centre à côté d’Orléans, de Tours et de Bourges. Ma crainte était que, en cas de difficulté de gestion, l’URCAM ne transfère les lits de cardiologie de Lamotte dans un des autres établissements et ne ferme l’unité de Lamotte, située dans la zone la moins peuplée.


J’ai fait partager mon analyse par le président Maurice Leroy et les Conseillers généraux qui ont ainsi choisi la candidature de LNA. Je me réjouis d’avoir été suivi et de constater, aujourd’hui, la très belle réussite de l’IMDS. Cet établissement a non seulement augmenté le nombre de lits et d’emplois de l’unité de "Soins de suite", mais il apporte, dans son "Centre de santé de Sologne" un remarquable éventail de prestations médicales accessibles à toute la population. Un atout exceptionnel que nous voulions aussi donner au canton pour faire face à la "désertification médicale".

 

L’EHPAD d’Yvoy,

ou comment

mieux répondre

aux besoins

de nos aînés

Le Conseil général ayant la compétence pour ce qu’on appelait "les maisons de retraite" (nos EHPAD...), il désigne un ou deux conseillers généraux pour le représenter dans le conseil d’administration de chaque maison de retraite. Le conseil d’administration se réunit plusieurs fois par an pour examiner la gestion de cet établissement public local et prendre les décisions nécessaires (budget, organisation du service, conditions de séjour, création des emplois ...).

Je siège au conseil d’administration de la maison de retraite d’Yvoy de 1979 à 2015. L’établissement, apprécié des pensionnaires et de leurs familles, connaît des problèmes avec une directrice dans les années 90. Mais le problème principal est celui des locaux devenus trop petits et inadaptés dans les bâtiments de la rue principale. La solution peut être soit de réaménager et d’étendre les locaux existants, soit de construire une nouvelle maison de retraite. L’attachement très normal des élus d’Yvoy et des personnels aux locaux bien situés en centre bourg oriente vers la première solution. Avec cependant des difficultés pour mettre aux normes (chambres sur 2 niveaux dans plusieurs petits bâtiments sans ascenseur ...) et des coûts assez élevés. Sans parler des mois de chantier tout en continuant de faire fonctionner l’établissement.

N’ayant pas le "vécu" des personnels et élus d’Yvoy, j’ai plus de facilité à envisager la construction d’une nouvelle maison de retraite. Cette solution me semble mieux répondre au fort vieillissement des pensionnaires, aux besoins de chambres individuelles (beaucoup étaient à 2 ou 3 lits) et de taille plus importante, et à la recherche d’économies de fonctionnement (chauffage, proximité des personnels auprès des pensionnaires ...) pour maintenir le prix de journée à un niveau raisonnable.

Avec le maire et président du conseil d’administration, Guy de Bodman, nous arrivons à convaincre le conseil d’administration de construire une maison neuve. Le terrain proposé par le maire s’éloigne de quelques centaines de mètres du centre bourg, mais permet la construction toute de plain pied, une desserte et un stationnement faciles, et une très belle vue pour les pensionnaires sur l'étang, le parc municipal et la petite église, buts de promenade possibles. La bien nommée nouvelle "Résidence du bourg" y est construite et accueille confortablement 50 pensionnaires.

Le succès de cet établissement conduit à la réalisation, par la Communauté de communes de la Sologne des étangs, de 17 chambres supplémentaires (+50 = 67) et de locaux de vie complémentaires. L’extension est inaugurée en 2010 par la Secrétaire d’Etat aux aînés, Nora Berra, ravie de cette réalisation exemplaire que le nouveau maire, Daniel Lombardi, et tout l’établissement sont fiers de faire découvrir.

Je le constate dans les établissements où je représente le Conseil général - à Yvoy comme à Neung, Lamotte ou Salbris - nos maisons de retraite implantées dans les communes rurales - où le foncier reste bon marché - permettent de bonnes conditions de vie pour les pensionnaires et le personnel ; et le maintien d’emplois, notamment féminins. Et elles sont indispensables pour contenir à un niveau accessible aux habitants de nos communes des prix de journée qui deviennent de plus en plus difficilement supportables pour les revenus modestes.

L'EHPAD d'Yvoy-le-Marron "Résidence du Bourg"
 
Le collège de Lamotte-Beuvron
L'intérieur du gymnase de Lamotte-Beuvron

Reconstruire ailleurs

le collège

et le gymnase

Lorsque l’ancien champion olympique, Guy Drut, ministre des Sports, inaugure en 1996 le collège Jean Rostand et le gymnase, c’est dans un site complètement nouveau, avenue Napoléon III, à l’entrée ouest de Lamotte. Pourquoi ?

Pourquoi avoir quitté le site où se trouvait l’ancien collège, derrière les écoles : primaire Charles Péguy, et maternelle Emile Morin ? Ces 2 écoles, le collège et le gymnase avaient fini par constituer une sorte de "cité scolaire" qui avait sa cohérence...

Mais le projet de nouveau collège était aussi une occasion d’apporter des solutions à plusieurs problèmes.

La circulation des cars et des voitures convergeant vers les 3 établissements posait un problème de sécurité à certaines heures. L’augmentation des effectifs de collégiens rendait nécessaire des locaux plus étendus. Les 3 niveaux de l’ancien collège compliquaient la surveillance et la fluidité des circulations. Il était donc déconseillé de créer un niveau supplémentaire pour les extensions dues à l’augmentation des effectifs.

Le sport en plein air manquait de terrains et les élèves étaient obligés d’aller au stade des Bruyères. Le gymnase ne permettait pas les compétitions.

Et, s’il avait fallu mener le chantier à côté du collège en fonctionnement, la scolarité des collégiens auraient été perturbée pendant plusieurs mois.

La construction de l’avenue Napoléon III avait rendu facilement accessibles les terrains appartenant à l’Etat qui sont situés entre la gare et le château de Saint-Maurice. Ces terrains répondent aux objectifs de la construction du collège et du gymnase.

Ce choix permettait d’abord de résoudre l’essentiel des problèmes de circulation. Les cars stationneraient facilement le long de l’avenue et un parking beaucoup plus vaste que celui de l’ancien collège accueillerait les voitures des personnels et des parents. Les élèves de Nouan-le-Fuzelier pourraient ne plus prendre le car et utiliser le train, participant ainsi au maintien des gares de Nouan et de Lamotte. L’aménagement cycliste de l’axe nord-sud et des abords du collège permettait aux collégiens de venir à vélo en toute sécurité.


La superficie des terrains permettait de répartir sur 2 niveaux maximum les nouveaux locaux nécessaires pour les 650 élèves, leurs professeurs et le personnel du collège.

Le nouvel emplacement du collège permet de le doter à proximité immédiate de deux équipements majeurs pour la pratique du sport : le gymnase à construire et le stade existant à réaménager. L'expérience avait montré que des difficultés d’utilisation de l’ancien gymnase intégré au collège pouvaient apparaître entre associations sportives et collège. Sagement, nous renonçons à construire un nouveau gymnase intégré au collège. Nous prenons la décision de construire un gymnase "municipal", un peu plus coûteux, mis à disposition du collège à certains horaires. Un gymnase qui devait être d’autant plus facilement utilisable de l’extérieur du collège qu’il est doté de tribunes pour recevoir des compétitions.

Une autre satisfaction : le collège est le seul lieu public où on peut admirer une sculpture du grand artiste Matteï Negréanu qui eu longtemps son atelier de sculpteur à Lamotte, derrière la Poste.

 

Le Petit Solognot

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