Mes équipes parlementaires

Je dois beaucoup aux équipes successives qui m’ont assisté dans mon travail - en Loir-et-Cher et à l’Assemblée - pendant presque 25 ans.

J’ai vécu une belle aventure collective, dans le respect de chacun (sans une seule "engueulade" !), avec un vrai travail d’équipe, grâce à leur engagement très motivé et imprégné des mêmes valeurs de respect et de sérieux que les miennes.


Je crois que, ensemble, nous avons servi loyalement et efficacement nos concitoyens et nos territoires.

Mais, faut-il parler de "permanence parlementaire" ou de "cabinet parlementaire" ? L’appellation de "permanence" insiste sur le lieu où le député et son équipe travaillent en circonscription. Le bureau du député à l’Assemblée nationale n’est pas une "permanence". L’appellation "cabinet" insiste sur l’équipe travaillant autour du député, cette équipe se partageant souvent entre la circonscription et Paris.

À vrai dire, nous parlions de "permanence" quand il s’agissait d’indiquer où se diriger ; et de "Sylvaine, ou Patricia, ou Sabine, ou les autres" quand il fallait établir un contact direct.

Sur les 4 ou 5 collaborateurs que j’avais selon les législatures, 3 travaillaient en circonscription et 1 ou 2 à l’Assemblée.

Pour annoncer la permanence du député sur la place Charles de Gaulle à Romorantin
 

Travailler en collaboration​

Si, sans fausse modestie, j’ai travaillé plus que la moyenne des députés, c’est beaucoup grâce à mes chères équipes d’assistant(e)s et de secrétaires.

On demande beaucoup de qualités aux collaboratrices et collaborateurs du député !

Une grande bienveillance envers les très éventuelles imperfections de nos concitoyens ou de leur député ! Une infinie patience pour jongler avec des agendas en effervescence permanente. La pratique quotidienne d’une gymnastique permettant de joindre à tout moment le député où qu’il se trouve. La persuasion pour faire cependant comprendre que la journée de député n’a que 24 h. Une envie de trouver une solution pour chaque problème, même les plus tordus ou insignifiants ... puisque le député est "ce qui reste quand on tout essayé" ! Une volonté de remonter à la source des problèmes, pour contribuer à corriger la matrice des textes ou des pratiques incriminés. Un goût et un talent pour faire connaître et convaincre de la chance d’avoir un tel député ! Sans parler de la patience qu’il faut manifester quand le député en pince pour ce qui est bien argumenté et élégamment rédigé , jusqu’à souvent "remettre l’ouvrage sur le métier" ...

On restera discret sur la souplesse des horaires, souplesse surtout constatée dans le sens de l’extension. On n’oubliera pas la glorieuse incertitude du sport électoral qui fige en CDD d’un maximum de 5 ans toute collaboration parlementaire ... Et, par dessus tout, avoir de la méthode pour déchiffrer, traiter, classer, suivre, retrouver, diffuser les milliers de messages reçus ou émis chaque mois sous forme de lettres, publications, télécopies, courriels, SMS, appels téléphoniques, vidéos, messages vocaux, cassettes de dictaphone, dialogues en permanence et sur le terrain, et autres petits papiers rustiquement griffonnés !

Et pourtant, on arrive à s’en sortir, comme nous l’a élogieusement dit la directrice des Archives départementales, Mme Cécile Tizon-Germe, qui prenait possession de nos archives de courriers en affirmant qu’elles étaient "exceptionnellement bien classées !"

 

La permanence parlementaire

Je travaille principalement à l’Assemblée nationale les mardi, mercredi et jeudi, et dans ma circonscription les vendredi, samedi, dimanche et lundi. J’ai donc une équipe de collaboratrices et de collaborateurs répartie sur ces 2 sites.

J’avais pris l’engagement d’installer ma permanence parlementaire à Romorantin-Lanthenay, sous-préfecture, ville principale et centrale de ma circonscription. Sans oublier le bonheur de vivre dans la commune administrée par mon fidèle concurrent socialiste, Jeanny Lorgeoux.

Rapidement après mon élection en 1993, j’installe donc ma permanence dans une maison située sur la place ... du général de Gaulle , face à la halle, au centre de Romorantin.

 

L'équipe de 1993

à 2002

Ma première équipe parlementaire est créée avec Sylvaine LAURENT, comme assistante parlementaire, et Patricia BOILLET, comme secrétaire (elle a été aussi ma secrétaire durant la campagne législative de 1993).

Succédant au docteur Xavier BOUTON, Sylvaine accepte de devenir ma suppléante de 1997 jusqu’en 2007, lorsqu’elle part prendre une retraite "tropézienne".

C’est un atout précieux pour le député - et pour tous ceux qui ont besoin de travailler en contact avec lui - d’avoir une suppléante qui connaît et traite les dossiers de la circonscription et qui peut remplacer le député dans des réunions ou pour recevoir les électeurs à la permanence. Cet atout je continuerai d’en bénéficier lorsque Hélène LANGLAIS accepte aussi à partir de 2007 de devenir ma suppléante (jusqu’en 2017) en même temps que mon assistante parlementaire (jusqu’en 2016).

Le mari de Sylvaine, Roger LAURENT, est aussi conseiller municipal d’opposition dans le conseil qui a pour maire mon adversaire attitré, Jeanny LORGEOUX. Roger sera aussi le secrétaire départemental du RPR et mon directeur de campagne pour les élections législatives de 1997 et 2002.

L’ équipe initiale sera complétée par l’arrivée en 1994 d’une autre assistante, Sabine ROGER.

À Paris, ma première assistante parlementaire est Lucille HARDION, fille d’un industriel de Selles-sur-Cher. Elle travaille à la fois avec moi et avec mon collègue député du Vendomois, Jean DESANLIS.

Je tiens à être aidé au maximum par des personnes qui ont leurs racines ou vivent en Loir-et-Cher : Sylvaine habite à Romorantin, Patricia et Sabine à Salbris, et Lucille à Selles-sur-Cher. Pas besoin de leur expliquer où se trouve telle commune , comment on lit le quotidien régional ou comment vivent les gens de Loir-et-Cher....! La même équipe romorantinaise couvrira ma première (1993-1997) et ma deuxième (1997-2002) législature.

L'équipe parlementaire de 1993 à 2002 (La Nouvelle République, 11 avril 1993)
 
L'équipe parlementaire de 2002 à 2007

L'équipe de 2002

à 2007

Patricia BOILLET quitte le secrétariat et est remplacée par Virginie LEMBERT jusqu’à la fin de mes mandats en juin 2017.

Ma première assistante à l’Assemblée nationale, Lucille HARDION, est engagée en 1995 par le rapporteur général du budget et remplacée par Annabelle JAEGER jusqu’en 1997. La fille du maire de Mennetou-sur-Cher, Marie VALENTINI sera ensuite mon assistante à plein temps.

Olivia XXXX , Xxxx et Isabelle GASSELIN, fille des pharmaciens de La Ferté-Imbault, sont mes assistantes au long de ma troisième législature (2002-2007). Isabelle deviendra maire de La Ferté-Imbault en 2014 et conseillère départementale du canton de Sologne (en binôme avec le nouveau maire de Lamotte, Pascal BIOULAC) en 2015. Elle est élue vice-présidente du Conseil départemental dès 2015.

 

L'équipe de 2007

à 2017

Par le hasard des vies concernées, 2007 voit l’arrivée d´une équipe presque entièrement nouvelle et qui restera en place jusqu’en 2017.

À Romorantin, Hélène LANGLAIS remplace Sylvaine LAURENT à la fois comme suppléante et comme responsable de la permanence. En 2017, Virginie LEMBERT aura assuré pendant 14 ans le secrétariat de la permanence.

À l’Assemblée, la législature 2007 commence avec Isabelle GASSELIN et ma future épouse, Farida KHATTABI, qui quitte son travail pour s’occuper à mon cabinet parisien du courrier, de l’agenda, des visites et des affaires réservées.

La vie de député m’a appris que l’élu est lourdement accaparé par les responsabilités de sa charge et peut devenir « étranger » à son conjoint et à sa famille.

Je ne voulais pas revivre cela.

Il est clair que le fait de partager les préoccupations et les objectifs du député permet à sa conjointe de mieux comprendre et accepter ce qui reste une situation excessivement exigeante. Farida partage mes engagements, et largement mes horaires extensibles, avec des rendez-vous ou des réunion qui s’enchaînent dès 8h jusqu’au soir 22 ou 23h, quand l’Assemblée ne siège pas en séance de nuit. Sans parler des trajets Loir-et-Cher/Assemblée le lundi entre 21h et minuit et les retours à toute heure le jeudi ou le vendredi.

Je crois que nous sommes deux heureux gagnants, Farida et moi, dans cette complicité au travail. Ce bonheur ne sera jamais construit, bien au contraire, aux dépends des impératifs du travail parlementaire : la motivation au travail est encore plus forte quand elle est partagée.

Isabelle GASSELIN quitte en quelques jours ses fonctions en décembre 2007 pour saisir une belle offre d’encadrement dans une entreprise de Bourges et ainsi pouvoir "revenir au pays".

Mon fils aîné, Nicolas MARTIN-LALANDE, avait prévu de travailler avec un sénateur après des études supérieures de droit et de sciences politiques à Paris et à Montréal. Je saisi cette chance et le réquisitionne pour remplacer sans délai Isabelle ! Il sera mon assistant parlementaire pendant mes deux dernières législatures. Lui et moi pouvions redouter l’épreuve ! Pour moi, cette complicité dans le travail a été un autre vrai bonheur. Et je crois pouvoir dire que ce lien familial n’a pas modifié mes liens avec les autres membres de mon équipe parlementaire ni les relations entre eux.

L’embauche de membres de sa famille est parfaitement légale et juridiquement encadrée par le règlement de l’Assemblée jusqu’en 2017. Mais, bien avant l’arrivée du "nouveau monde", des critiques se faisaient dans les médias sur ce que certains appellent des "emplois familiaux" !

En toute transparence, j’ai à chaque fois répondu aux critiques des rares médias nationaux qui ont mis en cause la composition de mon cabinet parlementaire en même temps que celle d’autres parlementaires.

Il n’y a jamais eu de polémique sur ces emplois en Loir-et-Cher et à Paris. Pour une raison bien simple : tout le monde savait que chaque membre de mon cabinet travaillait à fond. Et chacun était rémunéré équitablement dans les strictes limites d’un budget attribué par l’Assemblée et qui aurait mérité d’être relevé.

L'équipe parlementaire de 2007 à 2017
 

Merci à eux aussi

Un cabinet parlementaire vit aussi avec le concours de collaboratrices ou de collaborateurs plus « occasionnels ». Edouard VIEILFAULT a ainsi remplacé Hélène LANGLAIS pour les derniers mois de la législature finale.

Nous avons aussi accueilli un certain nombre de jeunes en CDD ou comme stagiaires.

Parmi eux, Éric CARNAT qui deviendra maire de Saint-Aignan en remportant la plus belle victoire des municipales de 2014 en Loir-et-Cher face à 3 listes chevronnées !

Un des stagiaires, Pascal BRINDEAU deviendra député, en remplaçant Maurice LEROY devenu ministre en 2010, puis maire de Vendôme et à nouveau député.

Constituer son équipe parlementaire est une des décisions les plus importantes pour la qualité du travail de député.

J’ai eu beaucoup de chance en réussissant une aventure humaine qui n’est pourtant pas de tout repos !

Je ne remercierai jamais assez mes équipes successives, en mon nom personnel, mais aussi au nom des innombrables concitoyennes et concitoyens qu’elles ont si remarquablement servis !

 

Le Petit Solognot

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