Rien ne me prédisposait à "entrer en politique".

 

Et, encore moins, à ne jamais "en sortir" !

Enfant d'une famille où personne n'avait jamais été élu, j'ai suivi au départ un chemin assez classique.

 

Et puis, la vie bascule en m'engageant "incurablement", à la sortie de mes études, dans "le monde politique".

Vous trouverez, "en quelques dates", les étapes principales de ma vie publique et, ensuite, la description plus détaillée de certains moments privilégiés.

 

En quelques dates :

c'est quoi une vie

de député ?

> 1947

Naissance
> 1953-1962

Ecole puis collège à Lamotte-Beuvron
> 1963-1969

Lycées puis fac de droit à Orléans
> 1970-72

Fac de droit Paris 2 et SciencesPo à Paris
> 1972-1981

Membre de 6 cabinets ministériels (et un autre cabinet ministériel de 1986 à 1988)
> 1979

Élu conseiller général du canton de Lamotte-Beuvron (réélu en 1982, 1988, 1994, 2001 et 2008)
> 1982

Élu maire de Lamotte-Beuvron (réélu en 1983, 1989 et 1995 ; et, réélu tête de liste (majoritaire) en 2001 et (minoritaire) 2005, démissionne pour cause de cumul)
> 1984

Concertations publiques pour la préparation du plan, puis référendum municipal pour permettre aux Lamottois de choisir le plan de développement de leur ville et l'effort fiscal nécessaire

Élu vice-président puis président (1986) du Syndicat de la Sologne (SMADES) jusqu'à sa dissolution en 2006
> 1987

Décision de construire Center Parcs à Chaumont-sur-Tharonne
> 1986

Élu conseiller régional de la région Centre, président de la Commission éducation et formation (réélu en 1992) et membre de la commission permanente du Conseil régional
> 1993

Décision d'installer à Lamotte-Beuvron le Parc équestre national

Élu député de Loir-et-Cher (réélu en 1997, 2002, 2007 et 2012)

Créateur et président du groupe d'études sur le télétravail à l'Assemblée nationale

> 1995

Rapport d'information sur "le traitement des conséquences économiques et sociales des restructurations des industries de la défense"

Élu président de la Commission NTIC de l'Association des Maires de France

Élu vice-président du Conseil général (réélu en 2001 et 2008)
> 1997

Premier député publiant un rapport officiel sur l'internet "L'internet, un vrai défi pour la France" à la demande du Premier ministre

Élu président du Pays de Grande Sologne de 1997 à 2018
> 1997-2017

Créateur et co-président du groupe d'études sur l'internet

> 2002

Élu vice-président, puis président (2007) du groupe français (50 députés + 50 sénateurs) à l'Union interparlementaire (UIP, organisation mondiale des parlements)
> 2002-2012

Rapporteur spécial de la Commission des finances de l'Assemblée nationale pour les médias (10 rapports budgétaires et 6 rapports d'information, notamment pour la réforme de la redevance) 

> 2003

Rapport sur "Le parlement et l'internet" à l'Assemblée générale de l'UIP

Rapport à la Commission des finances sur la réforme de la redevance audiovisuelle

>2005

Vote du nouveau statut de Chambord et nomination au conseil d'orientation du Domaine (et représentation du Conseil général au conseil d'administration)

>2008

Élu président d'une des trois commissions de l'Union interparlementaire (UIP)

Vice-président de la "Commission spéciale pour la réforme de l'audiovisuel public" à l'Assemblée nationale
> 2012

Arrivée des pandas au ZooParc de Beauval

> 2013

Élu Premier vice-président du Conseil général

Président de la Mission d'information sur la Chine de la Commission des affaires étrangères

> 2014

Rapporteur pour avis de la Commission des affaires étrangères pour l'audiovisuel extérieur (2014-2017)

> 2015

Président de la Mission d'information sur l'Amérique latine de la Commission des affaires étrangères

> 2016

Défense d'amendements sur la loi pour une "République numérique", organisation d'une table ronde à l'Assemblée nationale et dépôt d'une proposition de loi généralisant la consultation publique en ligne sur les textes de loi avant leur examen par le parlement 

> 2017

Élu suppléant du député Guillaume Peltier

> 2020

Promu chevalier dans  l'ordre de la légion d'honneur, au titre du Premier ministre

 
Le jeune Patrice Martin-Lalande
A l'école de garçons en 1958 (3ème rang, 5ème en partant de la droite)

Naissance

d'un engagement

Je suis né le 2 décembre 1947 à Grenoble, en Isère, à proximité d’où mon père, Jacques Martin-Lalande, débute sa carrière de médecin pneumo-phtisiologue pour quelques mois au sanatorium de St-Hilaire du Touvet.

 

Les vertes années

Je passe toute ma jeunesse - du cours préparatoire à la 3ème - à Lamotte-Beuvron, où mon père est nommé médecin-directeur du sanatorium des Pins. Cet établissement, géré par la "Fédération nationale des combattants et prisonniers de guerre" (FNCPG), soigne 150 tuberculeux, vivant en collectivité assez isolée pendant plusieurs mois, voire années. Ma mère - animée d’une foi profonde et rayonnante - joue un rôle social très actif au sanatorium pour ces pensionnaires malades et un peu déracinés. Ils ont besoin à la fois de se distraire, de se reconstruire moralement et de préparer leur retour à la vie professionnelle. Aidés par la générosité des fédérations départementales d’anciens combattants, des jeux, des spectacles, des fêtes, du cinéma, une bibliothèque, des cours, étaient proposés. Mon père disait souvent "Le moral, c’est 50 % de la guérison !". Avec mon frère Pascal et ma sœur Catherine - dramatiquement emportée en quelques jours par une méningite aiguë à l’âge de 8 ans - nous vivons en contact par le cœur avec la misère physique et humaine contre laquelle nos parents luttent sans relâche. Nous avons la chance d’avoir pu aménager dans le jardin un petit terrain de foot (format tournoi de sixte !) où des enfants du quartier viennent jouer avec nous plusieurs fois par semaine. Une enfance heureuse, mais pas déconnectée des souffrances humaines, de la diversité sociale et de l’attention aux autres.

 

Les années studieuses

Au collège, j’ai la chance de pouvoir faire partie de la classe qui, sous l’impulsion du principal Jacques Bourdin, "inaugure" la création d’un enseignement du latin, puis d’une seconde langue vivante.

 

J’échappe ainsi à la pension prématurée, et je vis pleinement mon adolescence à Lamotte ! Dans la maison immédiatement voisine de l’hôtel Tatin, rendu célèbre par ce qu’on pourrait appeler une "inversion non-intentionnelle de tarte" ... !

Mais, je confesse manquer, bien plus tard, en 1979, de reconnaissance en osant être élu conseiller général contre mon ancien principal ! Ces jeunes - et les électeurs - ne respectent plus rien !

Entre temps, je poursuis ma scolarité à Orléans, aux lycées Pothier, puis Sainte-Croix, et en Faculté de droit où je vis un Mai 68 oubliable.

Mes études supérieures s’achèvent à l'Université de droit de Paris II, et à l'Institut d'études politiques de Paris en 1972. Je vis ces deux belles années dans un foyer d’étudiants dirigé par les Maristes, au 104 rue de Vaugirard.

 

Auréolé du passage des grands anciens que sont François Mauriac, François Mitterrand, Edouard Balladur, François Dalle (PDG de L'Oréal), l’écrivain Jean Guitton, ce foyer rassemble des étudiants provinciaux poursuivant une grande variété d’études.

 

Je garde un excellent souvenir de ce brassage d’expériences étudiantes lorsque, à table, la conversation conjuguait le verbe carabin, chartiste, musicien, basochard, théologique, rapin, ou graine d’énarque ! Pas de danger de s’enfermer dans une filière ...

J’ai retrouvé plus tard certains de mes compagnons du 104 : Bernard de Froment, député de la Creuse ; Jean-Marie Colombani, directeur du journal Le Monde ; Henri Paul, directeur de cabinet du Ministre de la culture ; Bruno Joubert, ambassadeur de France au Maroc ; Max Guazini, président du directoire du groupe NRJ et président du club de rugby du stade français ; ou Jean-Pierre Tardivel, dessinateur de BD.

L'histoire du 104 rue de Vaugirard
 
1969-1970 : la section Lamotte-Salbris des jeunes gaullistes de l'UJP

Le pied à l'étrier​

A cette époque, j’ai un modeste engagement politique au sein de l’UJP départementale (Union des Jeunes pour le Progrès, organisation des jeunes gaulliste). Mais, les années parisiennes de droit public et de science politique renforcent mon attirance naturelle pour la vie politique.

Plutôt encore en "observateur". Je rentre ainsi, à SciencesPo, en choisissant la section "Politique, économique et sociale", et en déclarant à mon maître de conférence, Roland Cayrol, que je voulais devenir enseignant-chercheur en science politique ...

Entre 1969 et 1970, je suis membre du bureau national (chargé des relations avec la presse) de l’Alliance des mouvements réformistes universitaires (AMRU), un syndicat étudiant qui soutient la réforme universitaire lancée après 1968 par le ministre de l'Éducation nationale Edgar Faure. À Sciences Po Paris en 1970, je milite au sein de l’Union des Étudiants Gaullistes. Je suis aussi un membre actif du “Club Nouvelles Frontières” présidé par l’ancien ministre Jean Charbonnel entre 1971 et 1972.

De 1972 à 1981, je travaille comme chargé de mission ou conseiller technique au sein de différents cabinets ministériels : aux cabinets de Raymond Marcellin à l'Intérieur, Joseph Fontanet à l'Éducation nationale (en passant par un service national rattaché au cabinet de Robert Galley, Ministre de la coopération et de la défense), Jean-Pierre Soisson aux Universités puis à la Formation professionnelle, Antoine Rufenacht auprès du Premier ministre puis à l'Industrie et Jean-Philippe Lecat à la Culture et à la Communication (ci-joint les Sphérades, les fontaines sculptures de Pol Bury au Palais-Royal, face au Ministère de la culture et de la communication).

Élu local enraciné

Lorsque mes parents habitent quelques années à Olivet, je suis très brièvement maire-adjoint de cette commune, à la demande, aux élections municipales de 1977, du député-maire Louis Sallé.  

Les circonstances ayant changé, le "retour au bercail" lamottois se fait rapidement dès 1978.

L’ami Etienne Schricke, conseiller général du canton de Lamotte-Beuvron depuis 9 ans, démissionne en quittant le Loir-et-Cher. Mon autre ami, le questeur Roger Corrèze, que je rencontre souvent aussi à l’Assemblée nationale dans mes fonctions d’attaché parlementaire du ministre de la Culture et de la Communication, me pousse à me présenter à l’élection cantonale qui a lieu en mars 1979. Avec son soutien et la confiance d’une forte majorité d’électrices et d’électeurs, je suis élu, à 31 ans, conseiller général du canton de Lamotte-Beuvron

Conseiller général que je resterai pendant 36 ans, de 1979 à 2015. J’assume successivement les fonctions de vice-président du Conseil général, de mars 1994 à mars 2015, notamment chargé à partir de 2004 des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et 1er vice-président de 2012 à 2015.

Élu maire de la commune de Lamotte-Beuvron dans l’élection partielle de septembre 1982, j’exercerai cette fonction pendant 18 ans et demi, jusqu’en mars 2001. Élu, une cinquième fois, simultanément à la mairie et au Conseil général en mars 2001, je dois faire un choix très difficile pour respecter l’interdiction de cumul : je resterai conseiller général.

Je siège au Conseil régional du Centre et je préside la "commission éducation et formation” pendant sept ans (1986-1993) jusqu’à mon élection comme député.

Je suis aussi élu président du Syndicat de la Sologne (SMADES) de 1986 à 2006, et président du Pays de Grande Sologne, depuis sa création en 1997 jusqu’à ma démission en septembre 2018.

Longtemps, je préside la Fédération départementale du RPR, puis de l'UMP et enfin de LR en Loir-et-Cher.

Célébration d'un mariage lamottois dans les années 1980
Dessin de R. Curtis (1993)
 

Député,

un petit ...

quart de siècle !

J’ai le bonheur d’être député de Loir-et-Cher de 1993 à 2017 (pardon au candidat socialiste Jeanny Lorgeoux pour 1993, 1997, 2002, 2007 et à la candidate socialiste Tania André pour 2012 ;-). Depuis 2017, je suis le suppléant de Guillaume Peltier élu député de Loir-et-Cher en battant le candidat LREM Jean-Luc Brault.

Je suis successivement, au cours des cinq législatures, membre de la Commission de la défense (1993-1997), secrétaire de la Commission des affaires culturelles (1997-2002), membre de la Commission des finances et rapporteur spécial du budget des “Médias” (2002-2012), membre de la Commission des affaires étrangères (2012-2017) dans le cadre de laquelle je préside notamment une Mission d’information sur la Chine.

Membre du Groupe UMP, je siège au Bureau de ce groupe de 2002 à 2012. Je suis nommé en novembre 1996, par le Premier ministre Alain Juppé et le ministre des Télécommunications François Fillon, “parlementaire en mission” ; je leur remets en avril 1997 le rapport “L’internet, un vrai défi pour la France” qui présente 134 propositions pour développer l’internet en France. Créateur en 1997 du Groupe d’études sur l’internet de l’Assemblée nationale, je préside ce groupe depuis sa création jusqu’en 2017.

 

Je suis vice-président de plusieurs groupes d'études (chasse, énergie, sport, handicap, viticulture, cheval) et vice-président ou secrétaire de plusieurs groupes d'amitié (France-Maroc, France-Chine, France-Qatar, France-Corée du Sud, France-Mexique).

De 2007 à 2012, je suis aussi le président exécutif du Groupe français (50 députés et 50 sénateurs) de l’Union interparlementaire (UIP, l’organisation mondiale des parlements) et je préside l’une des 3 commissions de l’UIP. Entre 2012 et 2017, je suis vice-président du Groupe français de l’Union interparlementaire et membre du bureau de la Commission UIP des affaires des Nations unies.

Présentation de la délégation française à la 136e assemblée de l'UIP à Dhaka en avril 2017
Des relations renforcées avec la Corée du Sud
La croix de Lorraine, emblème du gaullisme
Un rituel historique fort : le « pèlerinage » du groupe RPR à Colombey chaque année  pour l’anniversaire de la mort du général de Gaulle, le 9 novembre 1970
La fête du RPR de Loir-et-Cher que nous avions organisée autour d’Alain Juppé, déjà très apprécié comme «conseiller économique de Jacques Chirac »! C’est aussi le jour de mon élection à la mairie de Lamotte...
PML nommé secrétaire national RPR aux Nouvelles technologies par Philippe Séguin et Nicolas Sarkozy
L’invitation à parrainer la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP

Le gaullisme,

ma famille politique

Depuis mon premier engagement à l’Union des Jeunes pour le Progrès (UJP) aux dernières heures de la présidence du général de Gaulle, ma famille politique c’est le gaullisme auquel je suis naturellement fidèle : dans le mouvement étudiant, au RPR, à l’UMP puis à LR.

Je suis heureux d’avoir été membre du même groupe politique à l’Assemblée nationale pendant mes 5 mandats, sous les présidences successives de Bernard Pons (1993-1995), Michel Péricard (1995-1997), Jean-Louis Debré (1997-2002), Jacques Barrot (2002-2004), Bernard Accoyer (2004-2007), Jean-Francois Copé (2007-2010) et Christian Jacob (2010-2017).

 

Pourquoi

un nom de famille

à géométrie variable ?

Sur les documents électoraux officiels les plus anciens, vous pourrez lire la curieuse formule me dénommant : "Patrice Martin, dit Martin-Lalande" !

Pourquoi ? Pour respecter la loi assez injuste de l’époque. La loi prévoyait en effet qu’en se mariant, le couple pouvait prendre le nom du mari ou les noms des deux époux. Mais, ce nom double ne valait que pour les époux, et pas pour leurs descendants.

Les parents de mon père étaient tous deux engagés dans la vie professionnelle lorsqu’ils se sont mariés : ils étaient professeurs de lycée. Il était donc logique qu’ils conservent en se mariant leurs deux noms professionnellement connus. Mais la loi ne permettant pas la transmission d’un tel "nom d’état-civil" aux descendants, mon père gardera ce double nom de Martin-Lalande comme "nom d’usage" toute sa vie.

Ce nom d’usage est bien évidemment devenu le mien et celui sous lequel je suis candidat pour les premières fois. C’est d’ailleurs ainsi que j'évite le risque de tromper les électeurs sur mon identité ! Mais, pour respecter la règle, il me fallait mentionner aussi, sur les documents officiels, mon nom d’état-civil.

Une modification d’état-civil a permis de devenir - en droit comme en fait - "Martin-Lalande". La loi a ensuite réglé de manière plus juste cette délicate question, en laissant le choix à tous les parents , pour eux-mêmes et leurs descendants.

Un exemple de l'obligation de faire figurer mes noms d'usage et d'état civil
 

Le Petit Solognot

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2020 par Patrice MARTIN-LALANDE